Symptômes de A à Z

Acouphènes (bourdonnement d'oreilles)

Qu’est-ce que l’acouphène ?

L’acouphène est un bruit parasite qu’une personne entend et qui n’a aucune cause extérieure et qui n’est perçu par aucune autre personne. Il s’agit souvent de bruits à type de bourdonnements, de tintements, de sifflements ou de cliquetis. Il peut être perçu par un ou les deux oreilles. Ils peuvent être temporaires ou chroniques, et constituer une gêne importante pour la personne.

Le bruit perçu n’a aucune signification et est réellement perçu par le sujet, ce qui le différencie des hallucinations.

Quelles sont les différentes causes ?

Les acouphènes constituent un symptôme de plus en plus fréquent depuis l’utilisation répétée des écouteurs. Il peut être lié à :

  • L’exposition prolongée au bruit (port des écouteurs, habitation près d’une gare ou d’un aéroport…)
  • La perte d’audition liée à l’âge
  • La prise de certains médicaments dits ototoxiques (certains antibiotiques, l’aspirine, la quinine, les anti-inflammatoires, des médicaments utilisés dans le traitement des cancers,…)
  • Le spasme d’un petit muscle de l’oreille interne (muscle stapédien)
  • Une blessure à la tête (traumatisme crânien)
  • L’exposition à un bruit fort (traumatisme sonore) : bruit de pétards, discothèque…
  • Barotraumatisme de l’oreille interne (accident de plongée)
  • L’obstruction du canal auditif par des bouchons de cérumen
  • Certaines maladies ou troubles :
  • La maladie de Ménières (mal des transports)
  • Une réduction de la mobilité d’un petit os de l’oreille (l’étrier) par l’otosclérose
  • Une tumeur située sur la tête, le cou ou sur le nerf auditif
  • Les infections répétées et/ou prolongées de l’oreille ou des sinus, la Borréliose (la maladie à tiques)
  • Les troubles vasculaires (hypertension, stress, athérosclérose…)
  • Troubles mentaux (dépression, stress…)
  • Anomalie de la trompe d’Eustache, troubles neurologiques, contractions anormales des muscles de la gorge
  • Bouchon de cérumen qui obstrue le conduit auditif
  • Asthénie physique intense, anémie sévère, insuffisance rénale
  • Mauvais réglage de l’appareil auditif

Que faut-il faire en cas d’acouphène ?

L’acouphène peut être temporaire ou chronique.

En cas d’acouphène, il faut éviter l’exposition à des bruits forts et/ou prolongés, se nettoyer les oreilles avec un coton-tige. Certaines habitudes alimentaires comme l’éviction du café aurait des effets bénéfiques

En cas de persistance de l’acouphène au-delà  de plusieurs mois avec retentissement sur le mode de vie, il faudra prendre rendez-vous chez un ORL pour prise en charge.

Addiction

Qu’est-ce que c’est ?

L’addiction est la dépendance d’une personne vis-à-vis d’une substance ou d’une activité qui lui procure du plaisir, et dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté. C’est une envie/besoin irrésistible et répétée d’avoir recours à une substance en dépit de sa motivation et de ses efforts.

Il existe plusieurs types d’addiction, de l’addiction au café à la toxicomanie. Il y a aussi les addictions au jeu, à l’internet ou au sport.

En général, l’addiction entraîne un état de dépendance psychique et/ou physique dont il est très difficile de s’affranchir. L’arrêt ou la diminution de la prise entraîne un syndrome de sevrage : anxiété, insomnie, maux de tête, confusion, agitation, convulsions pouvant aller au coma.

Quelles sont les causes ?

Il s’agit surtout des substances psychoactives (les drogues, certains médicaments), des excitants (café, alcool…), des activités procurant du plaisir (le sexe, le jeu, le sport…).

Comment faire ?

En cas d’addiction ou de dépendance, il faut le plus tôt possible prendre rendez-vous chez un médecin qui vous orientera vers les services spécialisés pour entamer un processus de sevrage.

Allergies

Qu’est-ce que l’allergie ?

L’allergie est le résultat d’une réaction inadaptée (disproportionnée) de l’organisme au contact de certaines substances rencontrées dans la vie courante appelées allergènes. Ces substances peuvent être retrouvées dans l’air, l’alimentation, le climat ou les médicaments. On distingue deux types d’allergie : l’allergie immédiate et l’allergie retardée.

L’allergie immédiate survient généralement chez des personnes présentant génétiquement une sensibilité accrue à certaines substances : on parle d’atopie. Lors du premier contact avec l’allergène, l’organisme va libérer des immunoglobulines E (IgE). Ces dernières sont capables de reconnaître à nouveau l’allergène. Ces IgE vont se mettre sur des cellules de défenses de l’organisme que sont les mastocytes. Il s’agit de la sensibilisation. Il n’y a pas de symptômes. Lors d’un contact ultérieur avec le même allergène, les IgE vont déclencher une réaction inflammatoire à l’origine des symptômes observés dans l’allergie immédiate.

Ces symptômes sont :

  • Nasale (rhinite allergique)
  • Respiratoire (crise d’asthme)
  • Oculaire (conjonctivite)
  • Cutanée (poussée d’eczéma atopique ou d’urticaire)
  • Œdème du visage, et de la gorge (œdème de Quincke)
  • Choc anaphylactique (qui est mortel)

L’allergie retardée ou de contact survient sans prédisposition génétique particulière. Il n’y a pas de production d’IgE mais une activation d’autres cellules de défense (les lymphocytes T). Il s’agit d’un eczéma qui apparaît lorsque la peau entre en contact de substances telles que des pièces de monnaie, des bijous en nickel, des parfums, de certains médicaments, de certains savons… Les symptômes apparaissent au moins 48 heures après le contact avec l’allergène et se traduisent par une rougeur de la zone de contact et des démangeaisons. Ils disparaissent après l’éviction de l’allergène.

Quelles en sont les causes ?

Les causes d’allergie sont d’origines multiples. On distingue :
Les allergies respiratoires
Les principaux allergènes responsables des allergies sont :

  • les acariens : ils constituent environ 90 % de la poussière de votre maison. Microscopiques, ils aiment la chaleur (température supérieure à 20 °C) et l’humidité ;
  • les animaux domestiques : ils sont sources de protéines allergisantes présentes dans leurs glandes sébacées, leurs glandes sudoripares (chien et chat) ou dans leurs urines (rongeurs) ;
  • les pollens, dont les saisons de floraison varient en fonction de la répartition géographique de la flore. Seuls les pollens transportés par le vent sont allergisants. La pollution atmosphérique augmente leur agressivité ;
  • les moisissures : elles se multiplient au contact d’une atmosphère humide (salle de bains, cuisine, en cas de fuite d’eau) ;
  • les blattes : logées dans les fissures, à l’arrière des appareils ménagers, elles sortent de préférence la nuit ;
  • le latex : ses protéines allergisantes se dispersent dans l’air ambiant.

Les allergies alimentaires

Allergènes alimentaires les plus courants:

  • Céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine…) et produits à base de ces céréales
  • Œuf et produits à base d’œuf
  • Poissons et produits à base de poisson
  • Lait et produits à base de lait
  • Fruits à coques (amandes, noisettes, noix, noix de cajou, pistaches…) et produits à base de ces fruits
  • Anhydres sulfureux et sulfites en concentration de plus de 10 mg·kg-1 ou 10 mg·l-1exprimés en SO2)
  • Arachide et produits à base d’arachide
  • Crustacés et produits à base de crustacés
  • Soja et produits à base de soja
  • Céleri et produits à base de céleri
  • Moutarde et produits à base de moutarde
  • Graines de sésame et produits à base de graines de sésame
  • Lupin et produits à base de lupin
  • Mollusques et crustacés.

Les allergies médicamenteuses
Citons comme allergènes responsables fréquents les antibiotiques, les sulfamides, les anti-inflammatoires, les produits utilisés en radiologie ou en anesthésie.

Les allergies cutanées:

  • Venins de guêpe, abeille…
  • Les objets en laiton
  • Les substances étrangères
  • Certains parfums…

Que faut-il faire ?

En cas d’allergie avérée, il faut :

  • Avoir un antihistaminique (selon le cas) à prendre aussitôt dès que les symptômes se manifestent, un corticoïde si et seulement si prescrit par un médecin
  • Prendre rendez-vous chez le médecin généraliste, ORL, dermatologue ou hépato gastroentérologue suivant les symptômes ressentis
  • Prendre rendez-vous avec un allergologue pour une désensibilisation suivant le cas
  • Dans tous les cas détecter avec l’aide du médecin ou non, les principaux allergènes responsables et les éviter.
  • Signaler impérativement toutes les substances médicamenteuses en cas de consultation et les porter toujours sur soi dans son carnet
  • Appeler les urgences en cas de difficultés respiratoires ou d’accélération des battements du cœur associée
Alopécie (chute de cheveux)

Qu’est-ce que c’est ?

L’alopécie est la chute (perte) anormale des cheveux ou des poils sur toute ou une partie du corps.

Quelles sont les causes ?

Les causes d’alopécie sont multiples et variées.

-Les causes génétiques : Elle touche surtout les hommes entre 20 et 30 ans, se stabilisant à 30 ans.

-Les causes hormonales : la ménopause (cause d’alopécie chez la femme), les androgènes (chez les hommes)

-Les carences en fer, cuivre, zinc, silicium, vitamines B

-La pelade

-Traitement par chimiothérapie

-Stress prolongé

-Lorsqu’elle est localisée, il s’agit le plus souvent de problèmes de peau : cicatrice définitive du cuir chevelu, teigne.

Comment faire ?

L’impact de l’alopécie est surtout esthétique. Ce qu’il faut faire dépend de la cause. Généralement, la suppression de la cause à l’exception de celle génétique entraine une repousse des cheveux. Il existe des médicaments mais leur efficacité n’est pas garantie, ils sont chers et les effets secondaires sont à redouter. Il faut alors consulter un médecin ou un dermatologue qui se chargera de conduire le traitement pour aider à la repousse des chevaux après avoir identifié la cause.

On peut aussi opter pour l’utilisation des perruques.

Toujours, consulter si vous n’identifiez pas de causes.

Amaigrissement

Qu’es ce que c’est ?

L’amaigrissement est une perte de poids. Il est le signe d’un déficit entre les apports et les dépenses énergétiques du corps. Il peut être volontaire, lors de régime amincissant à but esthétique (tops models), ou lors d’une thérapie (amaigrissement chez le sujet obèse). Dans ce cas, l’amaigrissement est souvent contrôlé. Il peut aussi involontaire lors de certaines maladies de l’organisme ou des troubles du comportement alimentaire.

Il faut noter que le poids du corps évolue un peu et se stabilise entre  20 et 50 ans pour décroître spontanément après 70 ans (par la fonte des muscles).

Quelles sont les causes de l’amaigrissement ?

L’amaigrissement étant un déficit entre les apports et les dépenses énergétiques de l’organisme, nous pouvons distinguer :

  1. Les déficits d’apport
    • Les troubles du comportement alimentaire : anorexie (manque d’appétit) mentale
  2. Les défauts d’absorption
    • Les maladies digestives : maladie cœliaque, maladie de Crohn, entéropathie exsudative,
  3. Les excès de dépenses énergétiques
    • Les maladies endocriniennes et métaboliques : hyperthyroïdie, diabète,…
    • Consommation importante de caféine et de tabac
    • Amaigrissement accompagnant les maladies chroniques : infections chroniques, les cancers maladies neurologiques, respiratoires, cardiaques, rénales…
    • La polymédication chez la personne âgée
  4. L’amaigrissement physiologique de la personne âgée

Que faire face à l’amaigrissement ?

Quand l’amaigrissement est volontaire, il vaut veiller à se faire suivre par un nutritionniste ou un médecin pour ne pas faire des excès. Le plus important, ce n’est pas de perdre du poids mais d’acquérir des attitudes qui vous permettront de conserver un poids idéal.

Quand l’amaigrissement est involontaire et modéré (inférieure à 10% du poids corporel en 6 mois), il faut faire plus attention à son mode de vie, surtout les apports (alimentation) et les dépenses (activités). En cas de persistance, prendre rendez vous avec un nutritionniste ou un médecin.

Quand l’amaigrissement est involontaire et importante (supérieure à 10% du poids corporel en 6 mois ou supérieure 5% du poids en quelques jours), il faut vite prendre rendez-vous chez le médecin qui va déterminer la cause et traiter.

Aménorrhée (absence des menstrues)

Qu’est-ce que c’est ?

L’aménorrhée est l’absence des règles. Elle est de deux types : l’aménorrhée primaire et l’aménorrhée secondaire. Elle est dite primaire quand la jeune fille n’a jamais eu ses premières règles jusqu’à 16 ans. Elle est secondaire lorsque l’absence des règles dure au moins trois mois chez une femme antérieurement réglée.

Quelles sont les causes ?

Les causes de l’aménorrhée primaire sont variées. On distingue :

  • L’imperforation de l’hymen qui se traduit par des douleurs mensuelles du bas ventre
  • L’agénésie müllérienne ou le syndrome de Rotikanski dans lequel une grande partie du vagin et de l’utérus sont absents
  • Les causes génétiques comme le syndrome de Turner dans lequel l’aménorrhée s’accompagne de l’absence ou d’anomalie des caractères sexuels.
  • Une aménorrhée primaire n’exclut pas une grossesse.

En cas d’aménorrhée secondaire,  il faut penser en tout premier lieu à la grossesse. En dehors de la grossesse, il y a

  • L’anorexie mentale
  • Les hyperandrogénies
  • Les tumeurs intracrâniennes
  • Certaines maladies générales comme le diabète, la cirrhose du foie,
  • L’aménorrhée post-pilule
  • La ménopause.

Comment faire ?

En cas d’aménorrhée primaire, il faut consulter un médecin généraliste ou un gynécologue. En effet, c’est après la recherche de la cause que sera proposé un traitement étiologique.

Le premier réflexe à avoir devant une aménorrhée secondaire quel que soit le contexte est d’écarter la grossesse en faisant un dosage sanguin ou urinaire de la B-HCG. Il faut ensuite consulter un médecin pour le suivi de la grossesse si le test est positif ou pour la poursuite des recherches si le test est négatif.

Angoisse

Qu’est-ce que c’est ?

L’angoisse est une peur éprouvée sans raison particulière. Elle se caractérise par un malaise généralisé, avec des manifestations comme une accélération des battements du cœur, des douleurs à la poitrine, des nausées, des vomissements, des douleurs au ventre, des sensations de vertige et d’étouffement.
Elle est différente de l’anxiété qui est une réaction naturelle face à une situation de stress ou de danger.
Mais lorsque l’angoisse est excessive s’accompagnant d’intenses agitations et de sensation de mort imminente, on parle d’attaque panique.

Quelles sont les causes ?

Les causes de l’angoisse sont surtout :

  • Environnementales (cadre de vie ou de travail sources de stress permanent…)
  • Psychologiques traduisant parfois une dépression, une phobie ou une anxiété généralisé

Comment faire alors ?

L’angoisse peut survenir de façon isolée ou répétée.
Si vous êtes sujet à une angoisse survenant de manière isolée, il faut identifier les facteurs sources de stress dans votre entourage et les réguler. Il faudra aussi apprendre des techniques de gestion du stress (taï chi, méditation, musique, promenade, lecture …) en essayant de trouver avec l’aide d’un spécialiste si possible celui qui vous sied le mieux.

Si les crises d’angoisse deviennent de plus en plus répétitives, il faut alors prendre rendez-vous chez le psychiatre. (NB : ne pas confondre une crise d’angoisse avec une pathologie cardiaque surtout en cas d’accélération répétitive des battements du cœur).
En cas d’attaque de panique, se rendre immédiatement aux urgences ou appeler une ambulance.

Anxiété

Qu’est-ce que c’est ?

L’anxiété est une émotion causée par une menace observée ou vécue, qui mène le plus souvent à un évitement ou esquive de celle-ci. Il s’agit d’une émotion naturelle importante pour notre survie. Mais c’est surtout lorsqu’elle est exagérée dans son intensité et dans sa fréquence, que cela constitue une pathologie. On parle alors de troubles anxieux…

Quelles sont les causes ?

L’anxiété est présente à toutes les phases de la vie d’un être humain. Que ce soit la vie sociale, professionnelle, familiale ou autre, les facteurs anxiogènes sont omniprésents et on ne saurait faire une énumération exhaustive des causes possibles. De plus la survenue des troubles anxieux dépendent aussi de la personnalité de l’individu ainsi de la notion de consommation de substances psychoactives.

Comment faire ?

Nous tenons à rappeler que l’anxiété est une émotion naturelle et même utile à notre survie. Seuls son intensité et sa fréquence inhabituelles consisteront des facteurs forçant une prise en charge.

Dans ce cas, il faut :

  • Identifier et réduire l’exposition aux facteurs anxiogènes
  • Adopter une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée, activité physique régulière, sommeil correct…)
  • Recourir à des exercices ou attitudes nous permettant de déstresser et d’être ‘’zen’’ (faire le yoga, la marche, la lecture…)

En cas de persistance des symptômes et de la récurrence de l’anxiété, prendre rendez-vous chez un psychiatre.

Aphasie

Qu’est-ce que c’est ?

L’aphasie est un trouble acquis caractérisé par la perte totale ou partielle de la capacité de parler et/ou de comprendre ce qui est dit. Il s’agit d’un trouble du langage auquel s’ajoutent souvent des difficultés de parole. Il est la conséquence d’une atteinte des centres du langage (aires de Broca et de Wernicke) ou de leurs différentes connexions situées au niveau du cerveau (le plus souvent gauche chez 95% des personnes).

Il survient en dehors de tout dysfonctionnement de l’appareil phonatoire.

Il existe plusieurs types d’aphasies dont les plus souvent rencontrés sont ceux dits ‘’non fluentes’’ de Broca et Ceux dits  »fluents » de Wernicke.

Quelles sont les causes ?

Les causes d’aphasie sont multiples et se caractérisent surtout par une atteinte du l’hémisphère cérébral gauche (hémisphère dominant) dans 95% des cas. Il peut s’agir :

  • Un Accident Vasculaire Cérébrale (AVC) « attaque cérébrale » : soit un vaisseau saigne et provoque une hémorragie, soit il se bouche et cause une ischémie
  • Un traumatisme crânien soit par accident de la route, accident domestique ou autre.
  • Une tumeur cérébrale
  • une maladie dégénérative : maladie d’Alzheimer, une dégénérescence lobaire fronto-temporale
  • Une anomalie de développement du cortex cérébral
  • Une infection du cerveau

Comment faire ?

En cas d’installation brutale de l’aphasie surtout avec une altération de l’état de conscience, se rendre immédiatement aux urgences ou appeler une ambulance.

En cas d’aphasie déjà installé et une fois l’urgence levée, il va falloir réapprendre à communiquer. Dans ce cas, faire appel à un orthophoniste. L’entourage devra surtout aider et encourager le patient dans ses efforts pour trouver les mots appropriés, les prononcer plus aisément et pouvoir mieux communiquer. Il faut éviter toute situation de stress pouvant ralentir son évolution.

Aphtes

Qu’es ce que c’est ?

Les aphtes sont de petites ulcérations (plaies) superficielles, de tailles variées, de forme ronde ou ovale sur un fond jaune entourant de « rouge » siégeant dans la bouche ou dans la muqueuse génitale. Au niveau de la bouche, il se forme souvent à la face interne des lèvres, des joues, de la langue, du palais, des gencives ou de la gorge. Les aphtes sont le plus souvent bénins mais s’accompagnent de douleurs importantes qui indisposent beaucoup.

Les aphtes sont différents des boutons de fièvre qui se développent sur l’extérieur de la bouche (lors d’un paludisme par exemple).

Quelles sont les causes ?

Les aphtes sont le plus souvent causés par :

  • Traitement médical
    • Prise de médicaments sans eau, quand on les laisse se déliter dans la bouche…
  • Alimentation non adaptée, l’excès de certains aliments favoriserait la survenue d’aphtes
    • Les fruits secs
    • L’ananas, les produits laitiers
    • Certains aliments acides
    • Le gluten, l’alcool …
  • Baisse de l’immunité:
    • Le stress
    • La fatigue
    • Certaines maladies (diabète, SIDA…) ou traitements (immunothérapies, corticothérapies longue durée…) qui baissent l’immunité
    • Carences en vitamines et minéraux : fer, vitamines B (B12, B1, B2 et B6)
  • Problèmes dentaires
    • Blessures des muqueuses dues à un brossage trop énergique ou à des dents pointues
  • Les facteurs hormonaux liés au cycle menstruel
  • Certaines maladies : la maladie de Behçet, la maladie de Crohn, la maladie cœliaque.

Que faire face aux aphtes ?

Les aphtes sont souvent des affections bénignes qui disparaissent dans une dizaine de jours en moyenne. Mais la douleur associée à la maladie constitue la principale gêne.

Face à un aphte, plusieurs remèdes existent dont voici quelques-uns :

  • La réalisation de gargarismes avec de l’eau chaude salée plusieurs fois par jour
  • Gargarismes avec de l’eau salée et du bicarbonate
  • L’utilisation de bains de bouche
  • L’utilisation de certains médicaments anti douleurs (aspirine dans de l’eau en gargarismes si pas de contre-indications)
  • Sucer des glaçons ou appliquer des glaçons sur les aphtes
  • Le jus de citron à passer et laisser agir pendant 5 min puis rincer
  • Adapter son régime alimentaire…

Il faut consulter un médecin :

  • Si les aphtes apparaissent trop fréquemment ou en nombre important (plus de 10)
  • Si vous êtes très fatigué(e) ;
  • S’ils s’accompagnent de symptômes inhabituels (diarrhée, douleurs articulaires, maux de tête) ;
  • S’ils mettent plus de 2 semaines à cicatriser ou s’ils ne guérissent pas ;
  • Si l’aphte est de plus de 1 cm de diamètre ;
  • Si vous avez des aphtes sur d’autres organes (organes génitaux, lésions cutanées…)
  • S’ils vous empêchent de vous alimenter normalement.
Ballonnement du ventre

Qu’est-ce que c’est ?

Les ballonnements ou météorismes sont un symptôme très fréquent se manifestant par une augmentation de volume de l’abdomen avec sensations d’inconfort et causés par une augmentation de la quantité des gaz intestinaux. Ces gaz exercent une pression à l’intérieur du système digestif et sont responsables d’incommodités que sont les flatulences (éructations, pets…).

Quelles en sont les causes ?

Les ballonnements sont souvent dus à des causes bénignes, mais dans certains cas, ils peuvent être le signe d’une pathologie plus grave nécessitant donc une intervention chirurgicale. Les causes de ballonnements sont classées suivant les parties du tube digestif impliquées.

  • Les ballonnements d’origine gastrique

Il s’agit de la présence d’un excès d’air dans l’estomac causé par :
-Ingestion trop rapide d’aliments pas assez mastiqués
-Ingestion répétitive d’une production excessive de salive, chez les anxieux par exemple
-Mastication prolongée de chewing gum
-Absorption de boissons gazeuses (sodas, eau pétillante, cidre)
-Déglutition volontaire d’air à la recherche d’éructations (surtout chez les enfants pour jouer)

  • Les ballonnements d’origine intestinale

Il y a normalement très peu d’air dans l’intestin grêle. La présence d’un météorisme intestinal évoque :
-Une occlusion intestinale avec toutes ses causes
-Une constipation prolongée

  • Les ballonnements d’origine colique

Il s’agit d’un excès de production de gaz pendant la phase finale de la digestion. Les principales formes sont la fermentation d’aliments farineux ou cellulosiques et la putréfaction de protéines non digérées. Les gaz de fermentation, riches en méthane et en gaz carbonique, sont globalement inodores. Les gaz de putréfaction, contenant de l’ammoniac et de l’hydrogène sulfuré, ont souvent une odeur désagréable.
Les principaux facteurs favorisant sont :
-Les erreurs diététiques avec déséquilibre important en faveur des féculents ou des aliments protéiques,
-Les excès de fibres végétales semi dures, telles les pectines,
-La digestion insuffisante des protéines par défaut d’acide chlorhydrique dans l’estomac (souvent causé par des médicaments utilisés dans les gastrites et l’ulcère,…)
-Le ralentissement du transit intestinal, la constipation, quelle qu’en soit la cause
-La modification de la flore intestinale, notamment après la prise d’antibiotiques,
-Les maladies avec malabsorption intestinale
-La prise d’aliments produisant beaucoup de gaz coliques (voir liste exhaustive en fin)
-Les aliments qui peuvent être mal tolérés : pomme de terre, aubergine, agrumes, pommes, pâtes, pain (complet le plus souvent), fromages, fibres végétales dures.

Il peut aussi s’agir d’une occlusion intestinale avec toutes ses causes.

Comment faire ?

En cas de ballonnement sans autre signes, la prise de charbon ou d’argile permet d’absorber les gaz. Des pansements digestifs à base d’argile recouvrant la surface de l’estomac et de l’intestin permet de limiter la formation des gaz. Plusieurs produits de phytothérapie sont utilisés (voir en fin d’article). Les tisanes de menthe, de fenouil, de citronnelle sont conseillées en fin  de repas pour aider la digestion.

En cas de persistance des ballonnements sur plusieurs semaines ou s’ils s’accompagnent d’autres manifestations comme une diarrhée ou constipation, des douleurs abdominales, des vomissements, des crachats sanguins, un amaigrissement, une altération de l’état général, il faut consulter un médecin.

Si les ballonnements s’accompagnent de perte de poids, de diarrhées, de douleurs abdominales survenant en particulier après le repas ainsi que la présence d’une masse abdominale, il peut être le signe d’une pathologie sévère. Une consultation rapide s’impose.

Lorsqu’elle s’accompagne d’une absence totale de selles et de gaz avec de violentes douleurs abdominales, il faut aller aux urgences ou appeler une ambulance.

 

En l’absence de météorisme et pour éviter leur survenue, il faut :

-Eviter les boissons gazeuses
-Manger lentement en mastiquant bien les aliments (un repas dure 20 minutes environ)
-Fractionner les repas
-Équilibrer les menus (faire appel à un nutritionniste si possible)
-Eviter les graisses cuites
-Faire de l’exercice surtout pour tonifier les muscles de l’abdomen
-Eviter le port des vêtements serrés qui freinent la digestion
-Ne pas fumer à jeûn
-Ne pas abuser d’aliments crus
-Se relaxer
-Eviter de mastiquer entre les repas du chewing-gum.
-Eviter les aliments qui fermentent
-Privilégier les légumineuses, les laitages
-Prendre une tisane de citronnelle après le repas

Bouffées de chaleur

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un symptôme fréquent en période de ménopause ou pré ménopause, se manifestant par une sensation de chaleur intense s’accompagnant de transpiration, d’accélération des battements du cœur, de picotement et de frissons pouvant durer entre 2 et 30 min. Ces sensations surviennent surtout sur le visage, le cou, le décolleté et le cuir chevelu. Elles sont très désagréables à vivre et surviennent le plus souvent durant la nuit. Sa fréquence de survenue et son intensité varient d’une femme à une autre, elles peuvent même provoquer un évanouissement. Lorsqu’elles surviennent la nuit, elles impactent sur la qualité du sommeil entraînant ainsi des troubles de l’humeur, de la concentration, de mémoire…

Les bouffées de chaleur peuvent aussi survenir chez la jeune femme en période menstruelle et pré menstruelle.

Par ailleurs, elles peuvent survenir aussi bien chez l’homme et chez la femme.

Quelles sont les causes ?

  • Classiquement, les bouffées de chaleur sont la conséquence d’un déséquilibre hormonal caractérisé par une baisse du taux d’œstrogènes dans le sang observés en période péri ménopausique et en période pré menstruel
  • L’hyperthyroïdie
  • La grossesse
  • L’hystérectomie
  • L’hypoglycémie
  • Intolérance à certains aliments, les allergies
  • Les effets secondaires de certains médicaments
  • Les traitements anti-œstrogène et la chimiothérapie
  • L’andropause (baisse du taux de testostérone chez l’homme)
  • Le stress
  • Le manque d’activités physiques
  • les facteurs environnementaux (port de vêtements serrés, chambre ou appartement surchauffée, climat trop chaud)

Comment faire ?

Modification de ses habitudes alimentaires, en consommant beaucoup plus du soja ou l’igname, éviter l’alcool, la caféine, le chocolat, les boissons chaudes et les plats épicées.
En cas de bouffées de chaleur, rechercher d’abord toutes les causes environnementales, de stress. Si aucune de ces causes n’est à la base et si la bouffée est persistante alors consulter le médecin. Si les bouffées surviennent hors période menstruelle chez la jeune fille alors il faut consulter un médecin.
Si les bouffées de chaleur s’accompagnent d’étourdissement ou d’évanouissement, faire avaler une boisson sucrée avant d’appeler une ambulance, surtout en cas d’antécédent de diabète.

Bourdonnement d'oreilles

Qu’est-ce que l’acouphène ?

L’acouphène est un bruit parasite qu’une personne entend et qui n’a aucune cause extérieure et qui n’est perçu par aucune autre personne. Il s’agit souvent de bruits à type de bourdonnements, de tintements, de sifflements ou de cliquetis. Il peut être perçu par un ou les deux oreilles. Ils peuvent être temporaires ou chroniques, et constituer une gêne importante pour la personne.

Le bruit perçu n’a aucune signification et est réellement perçu par le sujet, ce qui le différencie des hallucinations.

Quelles sont les différentes causes ?

Les acouphènes constituent un symptôme de plus en plus fréquent depuis l’utilisation répétée des écouteurs. Il peut être lié à :

  • L’exposition prolongée au bruit (port des écouteurs, habitation près d’une gare ou d’un aéroport…)
  • La perte d’audition liée à l’âge
  • La prise de certains médicaments dits ototoxiques (certains antibiotiques, l’aspirine, la quinine, les anti-inflammatoires, des médicaments utilisés dans le traitement des cancers,…)
  • Le spasme d’un petit muscle de l’oreille interne (muscle stapédien)
  • Une blessure à la tête (traumatisme crânien)
  • L’exposition à un bruit fort (traumatisme sonore) : bruit de pétards, discothèque…
  • Barotraumatisme de l’oreille interne (accident de plongée)
  • L’obstruction du canal auditif par des bouchons de cérumen
  • Certaines maladies ou troubles :
  • La maladie de Ménières (mal des transports)
  • Une réduction de la mobilité d’un petit os de l’oreille (l’étrier) par l’otosclérose
  • Une tumeur située sur la tête, le cou ou sur le nerf auditif
  • Les infections répétées et/ou prolongées de l’oreille ou des sinus, la Borréliose (la maladie à tiques)
  • Les troubles vasculaires (hypertension, stress, athérosclérose…)
  • Troubles mentaux (dépression, stress…)
  • Anomalie de la trompe d’Eustache, troubles neurologiques, contractions anormales des muscles de la gorge
  • Bouchon de cérumen qui obstrue le conduit auditif
  • Asthénie physique intense, anémie sévère, insuffisance rénale
  • Mauvais réglage de l’appareil auditif

Que faut-il faire en cas d’acouphène ?

L’acouphène peut être temporaire ou chronique.

En cas d’acouphène, il faut éviter l’exposition à des bruits forts et/ou prolongés, se nettoyer les oreilles avec un coton-tige. Certaines habitudes alimentaires comme l’éviction du café aurait des effets bénéfiques

En cas de persistance de l’acouphène au-delà  de plusieurs mois avec retentissement sur le mode de vie, il faudra prendre rendez-vous chez un ORL pour prise en charge.

Bouton

Qu’est-ce que c’est ?

Un bouton est une élévation sous forme de point de la peau. Il est de couleurs et de tailles variables.

Quelles sont les différentes causes de boutons ?

Il existe différents types de boutons :

  • L’abcès : c’est un bouton dans lequel il y a du pus
  • Les boutons d’acné : les boutons rouges, les points blancs, les points noirs, les pustules, les comédons et les kystes constituent des boutons d’acné.
  • Le bouton de chaleur: Il apparaît en cas de chaleur et il est de couleur rose ou rouge pâle, de petite taille et démange.
  • Le bouton de fièvre: Appelé également « herpès labial », c’est une affection contagieuse due à un virus. C’est un bouton qui apparaît sur les lèvres et qui dure 7 à 10 jours
  • Le bouton de varicelle: Présents en masse, les boutons de varicelle sont des rougeurs surélevées de la peau sur lesquelles apparaissent des bulles remplies d’un liquide clair. Les boutons de varicelle font éruption sur tout le corps et la plupart du temps chez l’enfant et entraînent des démangeaisons. L’adulte n’ayant jamais eu la varicelle peut contracter le virus mais de manière plus grave que chez l’enfant. Ils sont très contagieux
  • Le furoncle qui est dû à une infection situé au niveau de la racine du poil
  • Les piqûres d’insectes (guêpes, moustiques, tiques, araignées…)
  • Les verrues

Comment faire ?

Pour soulager les boutons, certains traitements médicamenteux peuvent être prescrits par un médecin, notamment dans le cas de l’acné.

Pour éviter l’apparition de boutons, il est recommandé d’avoir une hygiène parfaite. Pour les soigner, le recours aux produits de santé naturelle ou aux huiles essentielles peut être une solution.

Enfin, n’hésitez pas à consulter un médecin lorsque certains boutons sont accompagnés d’autres plaintes comme de la fièvre par exemple, ou lorsqu’un bouton revient trop souvent. Dans le cas des piqûres d’insectes, consultez un médecin afin d’éviter toute réaction allergique.

Brûlures d'estomac (pyrosis)

Qu’est-ce que c’est ?

Les brûlures d’estomac sont des douleurs provoquées lors de la remontée du liquide acide de l’estomac dans l’œsophage. Le liquide provenant de l’estomac est trop acide pour les parois œsophagiennes ce qui est à l’origine des sensations de brûlures et d’irritation accompagnées parfois de remontées de liquide chaud dans la bouche.

Quelles sont les causes ?

Les brûlures d’estomac sont dues à :

  • La prise de certains aliments : alcool, café, thé, cola, boissons gazéifiées, les aliments gras, les épices…
  • Le reflux gastro-œsophagien

En cas de pyrosis,  il faut :

  • Eviter les aliments gras, les aliments acides, les boissons gazéifiées, les épices, le café, le chocolat, la menthe, les boissons alcoolisées…
  • Eviter le tabac et le port de ceinture serrée
  • Ne pas s’allonger tout juste après le repas
  • Eviter de manger à satiété… Manger modérément
  • Eviter la prise d’Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens
  • Eviter le stress
  • Manger à heures régulières, éviter le jeûne

Conseils

Régularité dans la prise des repas
Manger assis en prenant son temps
Supprimer l’alcool, le tabac, les épices (piment, poivre, moutarde,…), les aliments acides (citron, pamplemousse,…), les antiinflammatoires (aspirine, diclofenac, ibuprofène, indo,…), les boissons gazeuses,
Eviter les vêtements trop serrés.

Malgré ces nombreuses restrictions, certains aliments et produits peuvent au contraire vous aider à réduire les brûlures d’estomac. L’eau plate en fait partie. Elle permet d’activer la salivation, ce qui prépare l’estomac à la digestion. Les fruits et les légumes sont à prendre aussi
Si les brulures d’estomac persistent, veuillez consulter un médecin.

En cas de persistance, consulter aussitôt un médecin ou un hépato-gastro-entérologue.

Cancer de la prostate

Tueur silencieux, le cancer de la prostate est l’un des cancers les plus fréquents chez l’homme.

  • Qu’est-ce que c’est ?

La prostate est une glande importante de l’appareil reproducteur masculin ; elle sécrète des fluides qui entrent dans la constitution du sperme. Le cancer de la prostate est donc une tumeur maligne qui atteint celle-ci ; c’est une maladie qui a pour mécanisme une multiplication anarchique, incontrôlée et incessante des cellules de la prostate.

  • Comment le reconnaitre ?

Très souvent, ce cancer n’entraine aucun symptôme aux premiers stades; il se développe lentement. A un stade un peu plus avancé, il se manifeste par :

  1. Des gênes urinaires comme :

-Un besoin fréquent et pressant d’uriner surtout la nuit

-Des difficultés à commencer ou à  cesser d’uriner

-Une sensation de n’avoir pas complètement vidé sa vessie après la miction

-Des brulures en urinant

-Un jet urinaire faible

  1. La présence de sang dans les urines et/ou dans le sperme
  2. Une éjaculation douloureuse

A un stade très avancé, on peut avoir :

-Des douleurs osseuses(en particulier au dos, aux hanches, aux cuisses ou au cou)

-Une perte de poids

-Une fatigue

-Une anémie

-Une faiblesse

Cela témoignerait d’un envahissement des autres organes par les cellules cancéreuses (métastases).

  • Quelles-en sont les causes ?

Les mutations génétiques sont à l’origine de multiplications anormales et rapides des cellules.

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de mutation et donc de cancers. Il s’agit entre autres de :

*L’âge (en particulier après 65ans)

*Les antécédents familiaux

*Le poids corporel (obésité) et l’inactivité physique

*Une alimentation riche en viande rouge et en graisse; et pauvre en fruits, légumes et fibres

*Le tabagisme

  • Quand consulter ?

Si vous avez des troubles urinaires à titre de : difficultés à vider votre vessie, d’envies pressantes d’uriner, de réveil nocturne à répétition, de jet urinaire faible.

Aussi à partir de 50 ans, il est préférable de voir un médecin de façon régulière afin de vous faire examiner

Conjonctivites, yeux rouges

 QU’EST-CE QUE C’EST ?

La conjonctive est une atteinte inflammatoire de la conjonctive.

En effet la conjonctive est une membrane transparente qui recouvre la face postérieure des paupières (on parle de conjonctive tarsale ou palpébrale) et la face antérieure du globe oculaire (on parle de conjonctive bulbaire).

L’inflammation de la conjonctive peut être aiguë  ou chronique.

Elle peut être liée à une infection, à une allergie ou à une irritation de la conjonctive.

Elle peut paraître banale vu son contexte endémique/épidémique dans nos régions, mais elle mérite une attention particulière car en l’absence d’hygiène et d’un traitement adéquat, elle peut évoluer vers des complications graves avec un risque de cécité.

Quelle que soit la cause de la conjonctivite, les signes suivants sont retrouvés (signes communs à toutes les conjonctivites):

–  rougeur de l’œil (on parle d’hyperhémie conjonctivale),

–  sensation de corps étranger sur l’œil, de brûlure ou sensation de cuisson,

sensation de picotement de l’œil

vision normale : La conjonctivite, en elle-même n’occasionne pas une baisse de l’acuité visuelle sauf en cas de complication.

 

Selon la cause, on peut noter également :

  • Des secrétions abondantes purulentes (pus) avec des paupières accolées au réveil. L’infection est souvent unilatérale (atteint un seul œil) au début; tout ceci faisant évoquer une infection bactérienne.
  • Secrétions aqueuses, larmoiement abondant, céphalées (maux de tête) intenses, insomnie, souvent absence de prurit (démangeaisons), faisant généralement évoquer une infection virale.
  • Un larmoiement important, un œdème des paupières et un prurit intense avec un caractère trainant, récidivant ; signes évocateurs d’une conjonctivite d’origine allergique.
  • Des formations spécifiques telles que les papilles et les follicules.

 QUELLES EN SONT LES CAUSES ?

Comme déjà annoncé dans la première rubrique, on distingue:

  • Les conjonctivites infectieuses (induites par une bactérie, un virus, un parasite ou un champignon)
  • Les conjonctivites allergiques (produits cosmétiques, produits professionnels, médicaments locaux, plumes d’oiseau, poussières, pollen, moisissures….)
  • Les conjonctivites induites par une irritation de l’œil.

                                                                                

QUE FAUT-IL FAIRE DEVANT UNE CONJONCTIVITE ?

Cher lecteur, je n’ai point besoin de vous faire une démonstration sur l’importance de l’œil. Si vous arrivez à nous suivre c’est justement grâce à vos yeux. Il est donc impératif  de ne point mettre, tous azimut, n’importe quel produit sur vos yeux.

Consulter votre médecin afin de bénéficier d’une prise en charge efficace et efficiente devant tout problème oculaire, y compris, toute rougeur de l’œil.

Eviter d’instiller à tout bout de champ des collyres/pommades à base de corticoïdes sur vos yeux car en cas d’atteinte d’origine virale, ceci n’aura pour conséquence qu’une aggravation de votre affection.

Par ailleurs, les conjonctivites d’origine infectieuse peuvent être très contagieuses (Cas d’une des conjonctivites virales communément appelée Apollo), il faut donc éviter tout contact avec les larmes du malade et éviter d’utiliser les mêmes mouchoirs et les mêmes serviettes que ce dernier. Il faut aussi systématiquement se laver les mains après tout contact.

Et enfin pour finir, pour faire la lumière sur l’une des idées superstitieuses rencontrées sous nos cieux, il faut savoir qu’on ne contracte pas une conjonctivite en regardant dans les yeux d’un malade atteint de conjonctivite ( en fixant…). Si c’était le cas, les ophtalmologues auraient tous une conjonctivite.

Le respect des règles d’hygiènes suscitées permettra d’éviter une contamination par contact.

Constipation

Qu’est-ce que c’est ?

La constipation se résume tout simplement à une insatisfaction lors de la défécation et qui va se caractériser par une diminution de la fréquence normale des selles (moins de 3 selles par semaine) et/ou par une difficulté à aller à la selle. La difficulté à aller à la selle se traduit par des efforts de poussées intenses lors de la défécation, une sensation de gêne au passage des selles ou d’évacuation incomplète, l’émission de selles dures, temps anormalement prolongé de défécation ou la nécessité de manœuvre digitale (s’introduire le doigt dans l’anus pour sortir les selles). Elle peut être aiguë, occasionnelle ou chronique (lorsqu’elle dépasse 6 mois). Il s’agit d’un symptôme très fréquent et surtout retrouvé chez les femmes.

Parfois en cas de constipation, l’émission des selles solides s’accompagne d’une débâcle diarrhéique. Il s’agit de la fausse diarrhée des constipés. Elle s’accompagne souvent de ballonnement abdominal avec l’émission de pets.

 

Quelles sont les causes ?

Les facteurs à l’origine d’une constipation sont multiples et variés. Pour les comprendre, nous allons les sérier en trois grandes catégories :

  • Les constipations occasionnelles
    • Lors des voyages
    • Lors d’un alitement (garder le lit)
    • Lors des derniers mois de la grossesse
  • Les constipations causées par d’autres facteurs :
    • Les constipations dues à une cause organique
      • Blocage du à un amas de vers intestinaux
      • Cancers du côlon ou des organes de voisinage comprimant le côlon
      • Obstruction de la lumière du côlon (par les brides,…)
      • Les maladies générales : Le diabète, l’hypotyhroïdie, l’hypercalcémie, hypomagnésémie, amylose, sclérodermie
      • Les maladies neurologiques : maladie de Parkinson, tumeur médullaire, traumatisme médullaire, accident vasculaire cérébral, la sclérose en plaques…
    • Les constipations dues à la prise de certains médicaments : les analgésiques (morphiniques), les anticholinergiques (chlordiazépoxide), les antidépresseurs (amitriptyline), le fer, les anticonvulsivants…
  • Les constipations fonctionnelles
    • Habitudes et mode de vie : alimentation et hygiène de la défécation.
    • Les troubles fonctionnelles de l’intestin (défaut de motilité)

 

Comment faire ?

Le plus important en cas de constipation fonctionnelle consiste en les règles hygiéno-diététiques portant aussi bien sur l’alimentation que sur l’activité physique. Elles permettent dans la majorité des cas de soulager les constipations.

En cas de persistance des symptômes malgré le respect des règles hygiéno diététiques, des laxatifs peuvent être utilisés mais de préférence sur avis du médecin pour éviter les effets indésirables.

Il faut consulter un médecin le plus tôt possible, ou se rendre aux urgences lorsque la constipation est associée à :

  • Une fièvre
  • Une altération de l’état général
  • Des vomissements
  • Une absence d’émissions de selles et de gaz….
Courbatures
Crampes

Qu’es ce que c’est ?

La crampe est une contraction musculaire douloureuse, incontrôlable et transitoire (quelques secondes à plusieurs minutes avant disparaitre sans séquelle). Elle concerne un muscle ou un groupe de muscles et survient fréquemment au cours de l’effort ou à la fin de celui-ci. Elle est due à un excès d’électricité statique ou à un défaut de calcium et touche surtout les muscles squelettiques principalement ceux des membres inférieurs. On distingue deux types de crampes : les crampes essentielles et les crampes secondaires. La crampe est différente de la contracture qui dure dans le temps.

 

Quelles sont les causes ?

Les crampes essentielles ou idiopathiques sont plus fréquentes chez le sportif et chez les personnes âgées mais pouvant survenir à tous âges, souvent au repos et la nuit. Elles sont dues à :

-La fatigue musculaire de la personne âgée ou du sportif

-Déshydratation

-Apport insuffisant en sel de table

-Hyperglycémie

-Complication d’une grossesse

-Abus de café, thé, alcool

-Manque de Calcium, potassium et magnésium

 

Les crampes secondaires sont les douleurs dues à :

-Une maladie rénale et surrénalienne

-Une maladie thyroïdienne et parathyroïdienne

-Des varices ou une sclérose en plaques

-Les myopathies, myotonie atrophique

-polynévrite, sclérose latérale amyotrophique

-Alcool

-Rhabdomyolyse

-Hyperinsulinémie

-Effets secondaires de certains médicaments : corticoïdes, diurétiques, laxatifs…

 

Comment faire ?

En cas de crampes liées à une activité sportive, il faut faire :

  • Faire des exercices d’étirement
  • Prendre beaucoup d’eau (un peu salé) surtout en cas de fortes transpirations
  • Manger des aliments riches en calcium, potassium et magnésium

Il faut consulter un médecin en cas de survenue des crampes surtout quand elles sont trop fréquentes et non liés à l’effort.

Pour prévenir les crampes liées à l’effort physique, il faut bien s’hydrater, s’étirer correctement avant une activité physique et bien s’alimenter.

Crises (convulsions)

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de contractions involontaires et saccadées des muscles. Elles peuvent être localisées ou généralisées. Les convulsions sont beaucoup plus fréquentes chez les enfants. La convulsion signe généralement une souffrance des centres nerveux (encéphale et moelle épinière).

On distingue classiquement trois phases lors d’une crise convulsive, la phase tonique caractérisée par une contraction musculaire prolongée et pendant laquelle le malade peut tomber et se blesser le plus souvent, la phase clonique caractérisée par des secousses musculaires et la phase post critique caractérisée par un relâchement musculaire, le patient se sentant exténué comme s’il venait de courir un marathon avec parfois émission d’urines ou de selles. Cela peut conduire parfois au coma.

 

Quelles sont les causes ?

Les différentes conditions pouvant conduire à une crise convulsive sont multiples et variées :

  • L’épilepsie
  • Les troubles métaboliques : hypoglycémie sévère, hypokaliémie sévère
  • Les traumatismes cranio-encéphaliques
  • Les atteintes encéphaliques (d’origine toxique et métabolique)
  • Les intoxications au mercure, argent, plomb…
  • Les accidents vasculaires cérébraux
  • Les électrocutions
  • Certaines maladies virales touchant beaucoup plus le système nerveux central.
  • La fièvre surtout chez le nourrisson et l’enfant
  • L’hystérie

 

Comment faire ?

Devant une crise convulsive, il faut :

-Dégager l’espace autour du patient afin qu’il ne se fasse pas du mal

-Mettre en position latéral de sécurité

-Mettre une cuillère dans la bouche afin qu’il ne morde pas la langue

Appelez le SAMU.

En cas de fièvre surtout chez l’enfant, il faut :

-Le déshabiller

-Faire un enveloppement humide

-Se rendre aux urgences.

Démangeaison (prurit)

Qu’est-ce que c’est ?

La démangeaison est un inconfort avec une sensation de peau qui gratte. Il s’agit du symptôme dermatologique le plus fréquent.

Quelles sont les causes ?

Les causes sont variées et souvent difficiles à trouver. Il peut s’agir :

  • Maladies de la peau : une piqure d’insecte, urticaire, eczéma, dermatite atopique…
  • Réactions allergiques à certains médicaments : antibiotiques, quinine…
  • Maladies dues à des infections : gale, varicelle, …
  • Ictère par blocage de l’évacuation de la bile dans le tube digestif, surtout au cours des maladies du foie.
  • Maladies du sang (hémopathies)
  • Démangeaison en cas de phobie d’insectes ou de parasites
  • Certains cancers : poumons, tête du pancréas…
  • Démangeaison sans cause véritable
    • Grossesse
    • Hémorroïdes
    • Troubles métaboliques : diabète,…
    • Cicatrisation d’une plaie
  • Poussée dentaire chez l’enfant
  • Prise de drogues…
  • Effet de contagion (on se gratte parce qu’on a vu quelqu’un dans notre entourage se gratter)

Comment faire ?

Il est conseillé de ne pas se gratter. Cela ne résout rien (à part vous distraire un peu votre cerveau de la démangeaison) et pourrait entrainer des complications telles que les cicatrices ou une infection.

Il faut consulter chez un médecin ou un dermatologue qui recherchera la cause et décidera ce qu’il faut faire.

Les bonnes habitudes à prendre…

-Choisir des produits lavants doux (sans conservateurs, sans substances moussantes éthoxylées, sans colorants, sans sulfates, sans savon…).

-Sécher la peau en la tamponnant, pas en la frottant.

         Et les mauvaises à oublier

-Rester plus de 5 mn sous la douche ou 15 mn dans un bain, car le calcaire dessèche la peau.

-Utiliser de l’eau trop chaude. Au-delà de 34 °C, l’eau chaude « délipide » l’épiderme.

-Choisir des textiles rêches et susceptibles d’accentuer le grattage : laine, nylon etc…

-Porter des collants synthétiques tous les jours qui altèrent le film hydrolipidique

Dépression

La dépression est une maladie mentale caractérisée par une modification profonde de l’humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du retentissement psychomoteur.

Les symptômes de la dépression sont multiples et variés et peuvent être regroupés en plusieurs groupes :

  • les symptômes somatiques : Ils peuvent être généraux (les céphalées, les insomnies rebelles au traitement, agitation physique), digestifs (refus de s’alimenter, constipation, sensation de douleurs abdominales, nausées, vomissements), algiques (douleurs dentaires, cervicalgies, lombalgies, fourmillement, démangeaisons), génito-urinaires (impuissance sexuelle, asthénie sexuelle, éjaculation précoce, érection molle), cardio-respiratoires( nez obstrué, essoufflement, tous rebelle, impression de coup de couteau dans le cœur, palpitations, vertige). Ces symptômes sont au premier plan dans la dépression du noir africain.
  • les troubles de l’humeur (pessimisme, tristesse) et du caractère (hostilité franche, irritabilité)
  • la douleur morale avec les idées de culpabilité, d’indignité, d’autoaccusation conduisant à des idées suicidaires, fréquentes chez l’occidental. Il peut s’agir aussi de délires de persécution et des hallucinations, plus observé chez l’africain.
  • L’inhibition psychomotrice caractérisée par l’asthénie qui oblige la malade à cesser toute activité, les troubles de mémoire, l’ennui, le désintérêt, le manque de concentration, l’inertie mentale.

Le début de la dépression peut être brutal, consécutif à un évènement précis dans la vie du sujet (décès d’un ou de plusieurs parents, perte d’un être aimé, avortement, divorce, perte d’emploi), ou progressif, consécutif à des faits très anciens (malédiction du père, dispute avec un voisin dangereux, transgression d’un interdit, attente longue et pénible d’un mari qui a voyagé ou disparu depuis des mois ou années). La dépression peut également apparaître sans une cause.
Devant une dépression, il faut s’assurer d’entourer le malade par la famille. En effet, les soutiens affectif et matériel sont très importants dans cette affection où le désespoir , la tristesse et l’anxiété sont permanents.
Un malade dépressif doit consulter un médecin dès que les premiers symptômes apparaissent.

Douleurs abdominales

Une douleur abdominale est une souffrance physique ressentie au niveau du ventre. Cette douleur peut être soit diffuse, soit localisée à une ou plusieurs régions de l’abdomen. Elle peut être également fixe ou mobile. Elle peut être à type de crampe ou de torsion, de brûlure, de coup de poignard, de sensation de ballonnement ou de tiraillements, de pesanteur. Lorsqu’elle évolue depuis moins de sept jours, la douleur abdominale est dite aiguë.

 

L’abdomen est divisé en neuf régions (3 en haut, 3 au milieu et 3 en bas). Chaque localisation peut correspondre à des organes spécifiques.
Une douleur abdominale renvoie à une multitude de causes. Ce qu’il faut redouter, ce sont les douleurs qui nécessitent une intervention chirurgicale d’urgence. Selon la localisation de la douleur, les causes peuvent être :

  • En haut et au milieu, un ulcère de l’estomac ou du duodénum, un cancer de l’estomac, une gastrite, une pancréatite aiguë ou un cancer du corps du pancréas, une hépatite virale, une distension du foie d’origine cardiaque, une insuffisance surrénale aiguë, un infarctus du myocarde.
  • En haut et à droite, une colique hépatique, une colique néphrétique, une distension de l’angle colique droit, une douleur hépatique liée à une maladie cardiaque, à une cirrhose, une hépatite virale ou un cancer du foie
  • En haut et à gauche, une colique néphrétique, une distension de l’angle colique droit et un infarctus splénique.
  • En bas et à droite, une appendicite aiguë, une colique néphrétique, une grossesse extra-utérine, une salpingite aiguë, une torsion de kyste de l’ovaire,
  • En bas et à gauche, une colique néphrétique, une grossesse extra-utérine, une salpingite aiguë, une torsion de kyste de l’ovaire
  • En bas et au milieu, une cystite, une dysménorrhée ou une tumeur pelvienne
  • Il peut s’agir également de la perforation d’un organe dans le ventre, ou d’une occlusion intestinale

Devant une douleur abdominale, il ne faut surtout pas prendre d’anti-inflammatoire (Ibuprofène, aspirine,…) avant d’avoir consulté un médecin.
Toute douleur abdominale nécessite une consultation en urgence. Derrière une douleur abdominale aux apparences banales, peut se cacher une pathologie rapidement mortelle.

 

Douleurs lombaires

Les douleurs lombaires sont localisées au niveau de la région située derrière le ventre. Elles peuvent être dues à une lombalgie, une pyélonéphrite aiguë, une tumeur rénale ou autre pathologie urologique, un abcès du psoas, un anévrisme de l’aorte abdominal.

Dysménorrhées (règles douloureuses)

Survenant chaque mois depuis la puberté jusqu’à la ménopause (excepté lors des grossesses ou lors de certaines maladies), les règles sont le signe externe qu’une femme est en mesure de donner la vie. Mais dans la majorité des cas, chez les femmes et surtout les jeunes filles, elles sont redoutées car causes de douleurs d’intensité variée pouvant entraîner une incapacité totale d’exercer quelque activité que ce soit…

C’est quoi une dysménorrhée ?

La dysménorrhée est une douleur qui précède ou accompagne les règles. On parle encore de règles douloureuses. Elles peuvent survenir sans aucune cause (dysménorrhées primaires) ou dues à un trouble organique (dysménorrhées secondaires)

Nous parlerons ici uniquement des dysménorrhées primaires.

Qui est concerné par cette affection ?

Une femme sur trois souffre lors des règles. Avec un âge de prédilection compris entre 20 et 24 ans.

Néanmoins deux constats doivent être pris en compte :

  • Pas de dysménorrhées chez des femmes qui n’ovulent pas.
  • Après la première grossesse, plus de dysménorrhées primaires (que la patiente ait accouché par voie basse ou par césarienne).

Pourquoi les dysménorrhées primaires?

Plusieurs théories tentent d’expliquer ce phénomène :

  • La théorie spasmodique : un retard de l’ouverture du col ce qui entraine des contractions de l’utérus pour expulser les débris menstruels.
  • La théorie ischémique : ici il s’agit d’une insuffisance d’apport de sang à la couche musculaire de l’utérus, avec une ischémie douloureuse lors des contractions utérines physiologiques pendant les règles
  • La théorie congestive : hyper-congestion pelvienne menstruelle
  • Un déséquilibre dans la production locale des prostaglandines (il s’agit de substances synthétisées dans l’utérus et entrainant sa contraction), avec augmentation de la contractilité utérine à l’origine des douleurs.

(Les dysménorrhées secondaires peuvent avoir diverses causes comme l’endométriose, les sténoses du col, les malformations utérines, les séquelles d’infections génitales etc.)

Comment se manifestent les dysménorrhées primaires ?

Elles se manifestent par des douleurs au niveau du bas ventre, mais qui peuvent irradier en arrière vers le bas du dos, en bas vers le vagin ou dans tout l’abdomen. Elles  sont à type de coliques spasmodiques ou au contraire continues et lancinantes.

Elles surviennent soit :

  • 12 à 24h avant les règles et disparaissent quand l’écoulement est franc,
  • avec les premières gouttes maximales le 1er jour et diminuant ensuite.

Les dysménorrhées s’accompagnent souvent de douleurs du dos, de diarrhée,  de nausées ou de vomissements, de maux de têtes, d’asthénie, de nervosité ou de vertiges.

 

Que faire face à une dysménorrhée primaire ?

Il faut d’abord comprendre qu’il ne s’agit pas d’une maladie et que ce n’est pas  grave.

En général, les règles douloureuses disparaissent après le premier accouchement.

Alors pour la plupart du temps elle ne sera traitée que par des antalgiques, des antispasmodiques et des anti-inflammatoires.

Ex :

  • Paracétamol (Doliprane*, Efferalgan*….) ou paracétamol codéine (Efferalgan codéine*, Algisédal*)
  • Aspirine et ses dérivés
  • Diclofénac (Voltarène*, Diclowal*…)
  • Phloroglucinol (Spasfon*, Météoxane*…)
  • Tiémonium (Viscéralgine*)
  • Etc

NB : Le médicament n’est pas un produit anodin toujours demander l’avis d’un spécialiste et ne pas faire de l’automédication

En cas de persistance, demandez l’avis d’un médecin

Dysphagie (difficulté à avaler)

Qu’es ce que c’est ?

La dysphagie est une difficulté à avaler les aliments et qui se traduit par une sensation d’accrochage, de blocage ou d’arrêt du produit de la mastication. Il perturbe grandement le processus de la déglutition. En cas de dysphagie, il faut déterminer si elle est sélective (uniquement aux solides ou aux liquides) ou non. Lorsqu’il s’agit d’un arrêt total du bol alimentaire, on parle d’aphagie. On distingue deux types de dysphagie : les dysphagies hautes ou oro-pharyngées (la sensation de blocage est ressentie au niveau du cou) et les dysphagies basses ou œsophagiennes (la difficulté est ressentie dans la poitrine, derrière le sternum).
Il est important de les différencier de globus hystericae ou sensation de boule dans la gorge, de l’anorexie, de la dyspepsie et de l’odynophagie (qui est une douleur lors de la déglutition).

Quelles sont les causes ?

Les causes des dysphagies sont multiples. Ainsi, on distingue :

  • Les infections : pharyngite, angine
  • Les inflammations de l’œsophage
  • Les corps étrangers
  • Les causes cancéreuses (cancers propres de l’œsophage surtout chez l’alcoolo-tabagique ou tumeurs du voisinage comprimant l’œsophage)
  • Les diverticules volumineux de l’œsophage
  • Complications d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC)
  • Les maladies du système nerveux central (sclérose en ^laques)
  • Les médicaments (surtout ceux de grande taille et si on avale certaines gélules en position couchée sans boire de l’eau)
  • Les troubles moteurs de l’œsophage primitifs (maladie des spasmes diffus de l’œsophage) ou secondaires (Reflux gastro œsophagien, sclérodermie, dermatomyosite, diabète, amylose, myasthénie…)

Comment faire ?

Il faut prendre beaucoup d’eau lors de la prise des médicaments…
Dans tous les cas, il faut prendre rendez-vous avec son médecin qui se chargera de déterminer la cause de la dysphagie.

Dyspnée (Difficulté à respirer)

Qu’est-ce que c’est ?

La dyspnée se définit comme une difficulté à respirer. Il s’agit plus simplement d’une perception désagréable de la respiration qui devient consciente et pénible. La dyspnée peut intéresser l’inspiration et/ou l’expiration.

Quelles sont les causes ?

La dyspnée est un symptôme majeur avec des causes multiples et variées :

  • Les causes cardiaques : Péricardite, insuffisance cardiaque
  • Les causes pulmonaires : Embolie pulmonaire, Œdème aiguë pulmonaire, pneumothorax, asthme, corps étranger dans les voies respiratoires, inflammation des voies respirations, traumatisme thoracique, mucoviscidose, hypertension artérielle pulmonaire, fibrose pulmonaire, atélectasie, dilatation des bronches, maladies obstructives des voies respiratoires,
  • Les causes métaboliques : Anémie, comas diabétiques, hyperthyroïdie, le syndrome d’apnée du sommeil,
  • Les causes psychologiques : stress
  • Les troubles de la cage thoracique : lésions costales
  • Les troubles du système nerveux
  • Les troubles dus à des médicaments ou toxines
  • Le tabagisme…

Comment faire ?

Du fait de la dyspnée, l’organisme ne peut renouveler son stock en oxygène et faire sortir le dioxyde de carbone. Cela pourrait mettre en danger les fonctions vitales.

  • Si la victime est consciente, il faut :
    • Cesser toute activité
    • La déplacer de l’endroit si celui-ci est asphyxiant (beaucoup de gaz, de parfum ou une salle avec beaucoup de monde)
    • La mettre en position assise ou demi-assise
    • Demander et aider le patient à prendre son traitement s’il y en a
    • Si pas d’amélioration après le traitement, alerter les secours
  • Si la victime est inconsciente
    • La mettre en position latérale de sécurité puis alerter les secours.
Ejaculation précoce

L’éjaculation précoce est le désordre sexuel le plus fréquent chez l’homme. C’est l’ incapacité à retarder l’éjaculation à un point où il est mutuellement souhaitable pour les deux partenaires.

10 secondes ? Une minute ? Trois minutes ? Avant ou pendant la pénétration ? Le critère temps ne suffit pas à définir le phénomène. C’est plutôt la notion de contrôle, ou plutôt d’absence de contrôle, qui permet de la caractériser. Parmi les autres critères permettant de définir l’éjaculation prématurée, citons l’éjaculation intervenant avant une minute et demi de pénétration intravaginale et l’incapacité de retarder l’éjaculation à presque toutes les pénétrations vaginales.

L’éjaculation précoce survient souvent durant les premières expériences sexuelles, et est le plus souvent attribué à l’inquiétude. Sa principâle cause reste psychologique
La périodicité sexuelle est aussi un facteur. Plus régulièrement vous éjaculez, plus longtemps vous serez capable de retarder l’éjaculation.

 

L’éjaculation précoce peut diminuer la confiance en soi. Elle peut être source d’infidélité, de frustration et même de divorce.

Comment l’éviter ?

  • La première étape pour éviter l’éjaculation précoce consiste à renouer le dialogue dans le couple : la femme a ici un rôle à jouer, car c’est elle qui peut aider son partenaire à supprimer son angoisse de l’échec, en le rassurant.
  • Augmenter la fréquence des rapports peut permettre aussi de retarder l’éjaculation.
    – Utiliser des préservatifs un peu épais qui réduisent la sensibilité du pénis et donc retardent l’éjaculation. En revanche, les crèmes anesthésiantes sont à proscrire car elles risquent d’engourdir par la même occasion le clitoris et le vagin.
  • Toujours dans l’intimité, il existe deux méthodes aidant au « self-control » de l’homme : le « stop and go », qui consiste pour l’homme à se concentrer sur ses sensations, de manière à signifier à sa femme quand il est temps de s’arrêter de bouger… Avant de reprendre les mouvements.
  • En cas d’échec de ces méthodes, une consultation chez un sexologue, à deux, peut s’avérer utile.
Engourdissement

Qu’est-ce que c’est ?

         L’engourdissement est une sensation de légère paralysie, qui survient généralement dans une partie ou une totalité d’un membre. Il peut survenir à tous les endroits du corps mais principalement dans les doigts, les mains, les pieds, les bras et les jambes. Elle est due principalement à une atteinte d’un nerf.

Quelles sont les causes ?

Les causes d’engourdissement sont multiples et constituent:

-Position assise ou debout pendant une longue durée

-Atteinte du nerf par compression (tumeurs, structures osseuses…) ou par lésion

-Insuffisance de circulation sanguine dans une zone donnée (athérosclérose, engelures…)

-Les mini AVC ou accidents ischémiques transitoires

-La sclérose en plaques

-Syndrome du canal carpien

-La migraine

-Des troubles en potassium, calcium, sodium ou de vitamines (B12…) dans le corps

-L’infection à herpès virus

-Hypothyroïdie

-Les effets indésirables de la radiothérapie

-Les atteintes neurologiques dues à l’alcool, tabac et diabète

-Les toxines des fruits de mer…

Comment faire ?

En cas d’engourdissement, il faut appeler le médecin si :

-Pas de cause évidente

-Douleur dans le cou ou dans le bas du dos

-Vous urinez trop fréquemment

-Elles s’empirent dans les jambes quand vous marchez

-Vous avez une éruption

-Vous avez des spasmes musculaires

-Vous avez des symptômes inhabituels et qui vous inquiètent

 

En cas d’engourdissement, il faut se rendre aux urgences si :

-Sensation de paralysie associée (faiblesse ou impossibilité de se déplacer)

-Il survient après une blessure à la tête, cou ou la colonne vertébrale

-Impossibilité de contrôler le mouvement d’un membre ou la perte du contrôle de la vessie ou de l’intestin

-Vous êtes confus ou avez perdu la conscience, même brièvement

-Vous présentez des troubles de l’élocution, le changement dans la vision, difficulté à marcher, ou de la faiblesse.

Enurésie, pipi au lit

L’énurésie se définit comme une miction active et complète survenant à un moment où à un endroit inapproprié ou socialement inacceptable chez un enfant de plus de 5 ans. La forme la plus fréquente est l’énurésie nocturne monosymptomatique, ce qui signifie qu’il n’y a pas de symptômes cliniques dans la journée.

L’enfant avec une énurésie nocturne urine dans son lit alors qu’il est endormi et n’est généralement pas éveillé par le fait d’être mouillé. Ces enfants n’ont pas de miction impérieuse, pas de fuite urinaire dans la journée et ont un nombre de mictions journalières normal. On distingue par ailleurs deux formes d’énurésie nocturne : l’énurésie nocturne primaire et l’énurésie nocturne secondaire. Dans le premier cas, l’enfant n’a jamais réussi à ne pas mouiller son lit pendant au moins six mois. Dans le second cas, l’enfant a déjà connu une période de propreté d’au moins six mois et mouille à nouveau son lit.

 

L’énurésie est un syndrome héréditaire résultant de trois facteurs : la polyurie nocturne, une capacité vésicale fonctionnelle réduite et un trouble de l’éveil. En dehors de l’hérédité, il existe d’autres causes. Il s’agit de l’obstruction des voies aériennes supérieures, la constipation, le diabète, le syndrome d’instabilité psychomotrice, les abus sexuels.
En cas d’énurésie, il faut prendre certaines précautions notamment encourager l’enfant à faire pipi avant d’aller dormir, donner régulièrement à l’enfant à boire dans la journée, lui faire faire pipi à intervalles réguliers en journée, veiller à ce que l’enfant prenne le temps nécessaire pour uriner, lui apprendre à ne pas se retenir, éviter les produits laitiers et les boissons rafraîchissantes le soir.

Un enfant qui se mouille une à trois fois par mois peut nécessiter  une aide et un traitement. Dans ce cas, il faut consulter un médecin

Epistaxis, saignement du nez

 

  • Qu’est-ce que c’est ?

Une épistaxis est un écoulement du sang par le nez, de l’extérioration d’une hémorragie par les fosses nasales. Il s’agit d’un symptôme très fréquent et le plus souvent sans gravité. Cependant, certaines situations médicales ou traumatiques peuvent être responsables de graves hémorragies.

 

  • Quelles sont les causes ?

Les origines des épistaxis sont multiples et variées :

  • Epistaxis bénigne essentielle (sans causes apparentes), rencontrée chez les enfants et les adultes
  • Les traumatismes
    • Fracture au niveau des os du nez et de certains os de la face
    • Le grattage des fosses nasales
    • Mauvaise hygiène de mouchage lors des rhinites
    • Prise de drogues par le nez : sniffer
    • Chirurgie nasale récente
    • Lors de la réalisation de certains actes médicaux par le nez (intubation – fibroscopie)
    • Prise de médicaments à usage nasal
  • Les tumeurs bénignes ou malignes des voies nasales
  • Une rhinite infectieuse
  • Les troubles de la coagulation de façon naturelle ou provoquée
  • La maladie de Rendu-Osler
  • La prise d’alcool

 

  • Comment faire ?

Devant une épistaxis, l’attitude à avoir dépend de l’abondance et du contexte dans lesquels surviennent les saignements.

Si l’écoulement est :

  • Sans cause apparente et le plus souvent d’une seule narine,
  • Peu abondante et se fait goutte à goutte
  • Sans aucun signe alarmant associé (absence de tout contexte de traumatisme récent) ou sans atteinte sur l’état général

Dans ces cas, vous pouvez réaliser une compression pour arrêter le saignement. Il s’agit de :

  • Vous moucher très doucement (une seule fois) pour faire sortir les gros caillots de sang
  • Vous asseoir et pencher légèrement la tête vers l’avant en regardant vers le sol et en respirant par la bouche
  • Placer votre pouce et votre index juste sous la partie osseuse du nez puis pincer les narines
  • Maintenir la pression pendant 10 minutes.

La plupart des saignements s’arrêtent selon cette méthode. Néanmoins, il y a d’autres méthodes de compression des narines.

Une fois le saignement arrêté, évitez de :

  • Vous moucher pendant au moins 12 heures. Toussez plus et éternuez par la bouche
  • Vous frotter le nez, tenter de nettoyer les narines ou y insérer le doigt ou un objet
  • Gratter les croûtes nasales formées, humidifiez l’air pour empêcher leurs formations
  • Poursuivre tout traitement anticoagulant et prendre l’avis de votre médecin

Il faut aussi penser à surélever la tête pour dormir pendant quelques jours.

 

Par contre, si le saignement persiste malgré les mesures de compression décrites, il faut consulter rapidement son médecin

 

Vous devez vous rendre immédiatement aux urgences si :

  • L’écoulement de sang est important et se fait par les deux narines et l’arrière de la gorge
  • L’écoulement est associé à une pâleur, pouls rapide, vertiges, baisse de la tension artérielle et faisant craindre un état de choc… ou survient chez des personnes à la santé fragile (terrain d’anémie chronique, personne âgée ou d’une maladie cardiovasculaire)
  • Il y a l’existence d’une hémopathie ou si vous prenez des anticoagulants ou de l’aspirine
  • Il y a un traumatisme grave

Vous pouvez toujours essayer les mesures de compression en attendant de rejoindre les urgences.

Érection douloureuse sans éjaculation (priapisme)

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une urgence médicale.

Il s’agit d’une érection douloureuse et prolongée n’aboutissant à aucune éjaculation et survenant en dehors de toute stimulation sexuelle.

Comment le reconnaître ?

Il s’agit au départ d’une érection classique, qui se prolonge et devient douloureuse. Il se manifeste par une rigidité importante, et le gland qui reste souple.

Causes

Le priapisme peut être dû à

*une prise médicamenteuse telle que des anticoagulants, des antidépresseurs, du viagra

*l’alcoolisme

*certaines maladies graves telles que la leucémie myéloïde chronique, la drépanocytose

*des troubles du drainage sanguin par les veines du corps caverneux

*les infections de l’appareil urinaire

Que faire ?

C’est une urgence médicale

Il faut consulter systématiquement un médecin

Quand consulter ?

Consulter pour toute érection en dehors d’un désir sexuel, douloureuse, insupportable, prolongée, de durée anormale.

Toujours consulter en cas de priapisme. Urgence médicale !!!

Eructation

L’éructation est l’émission bruyante par la bouche de gaz contenus dans l’estomac. Elle peut être volontaire ou non.
Elle est peut être due à l’aérophagie (déglutition excessive de l’air), la tachyphagie (le fait de manger très vite), l’ingestion excessive de boissons gazeuses et l’hypersialorrhée (salivation excessive).
Devant une éructation, il faut en identifier la cause et agir sur elle. Il peut s’agir de réduire la consommation de boissons gazeuses, de diminuer la vitesse de déglutition…
Une éructation isolée sans autre signe associé est un symptôme banal qui ne nécessite pas une consultation médicale.

Eternuelent

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’une expiration brutale, bruyante et semi involontaire de l’air contenu dans les poumons par la bouche et le nez. Il fait suite à une irritation de la muqueuse respiratoire par divers facteurs. L’éternuement est un mécanisme de défense permettant de nettoyer le nez de ses impuretés (microbes, poussières, corps étrangers…) en évitant qu’elles ne passent dans les poumons et entraînent des infections. Les éternuements sont en général bénins. C’est surtout lorsqu’ils s’enchaînent qu’ils deviennent gênants.

 

Quelles en sont les causes ?

L’éternuement est le plus souvent causé par :

  • une irritation de la muqueuse nasale par des allergènes (les odeurs fortes…)
  • Exposition à la poussière
  • une exposition à la lumière vive (réflexe photo-sternutatoire)
  • L’orgasme, la satiété, certains aliments
  • La rhinite, les larmoiements
  • Epilepsie ou lésion de l’artère cérébelleuse postéro-inférieure d’origine traumatique ou non

Comment faire ?

Le mieux, c’est de laisser passer l’éternuement. Mais s’il survient à un moment inapproprié, plusieurs techniques existent pour le réprimer :

  • Racler le palais avec la langue
  • Se pincer la base des narines
  • Fermer les yeux et mettre les doigts dessus
  • Retenir sa respiration
  • Avaler la salive de façon répétée jusqu’à disparition du désir d’éternuement
  • Eviter de penser à l’envie d’éternuements.

 

En cas d’éternuements persistants et trop fréquents, consulter un médecin

Fièvre

Qu’est-ce que c’est ?

La fièvre est définie par une élévation de la température corporelle au-dessus de 38°C. Il s’agit d’un mécanisme de défense de l’organisme en cas d’agressions extérieures surtout lors des infections. Il s’agit d’un symptôme très fréquent qui peut se révéler grave surtout chez les enfants et les personnes âgées.

Pour parler de fièvre, il faut d’abord prendre la température corporelle à l’aide d’un thermomètre. La température peut être prise dans la bouche, le vagin, l’oreille, le front, l’anus ou dans les aisselles. Suivant les endroits, il faut réajuster la valeur trouvée pour obtenir la température corporelle réelle (+0°C pour l’anus, +0,5°C pour la température dans les aisselles…). Lors de la prise de la température, il faut surveiller, surtout s’il s’agit d’un enfant, pour éviter qu’il n’approche le thermomètre d’une source de chaleur (le radiateur) pour simuler une fièvre.

Quelles sont les causes ?

La fièvre est le symptôme le plus souvent retrouvée dans les pathologies surtout infectieuses. Ainsi, les causes sont multiples et variées. On distingue donc :

-Les maladies infectieuses : paludisme, fièvre typhoïde…

-Les causes médicamenteuses : chimiothérapie…

-Les causes thyroïdiennes : hyperthyroïdie…

-Les causes systémiques : le lupus …

-Les maladies tumorales…

Il revient donc au médecin d’investiguer la fièvre afin de déterminer la cause.

Comment faire ?

La fièvre en général, est un symptôme bénin qu’il faut observer et qui disparaît dans 48 à 72 heures. Si pas de signes de gravité, seule la surveillance s’impose.

Mais dans ce cas de fièvre, il faut :

-Rester ou mettre l’enfant dans une pièce fraîche et aérée

-Ne pas trop le couvrir, ni le déshabiller complètement (il pourrait prendre froid)

-Lui donner de l’eau en quantité ou une boisson pour éviter la déshydratation

-Ne pas faire d’enveloppement humide, ni de bain froid (risque de frissonnement++++)

Mais en général, une fièvre supérieure à 38°C chez un enfant doit amener à consulter un médecin surtout si elle persiste au-delà de 24h pour un enfant entre 4 mois et 2 ans, 48 h pour les enfants de plus de 2 ans.

En cas de signes de gravité de la fièvre, il faut se rendre aux urgences si :

-Enfant de moins de 3 mois

-Température supérieure à 40°C

-Perte de poids

-Convulsions

-Taches sur la peau

-Troubles de la conscience

-Pleurs incessants

-Tout autre symptôme qui vous inquiète

-Sujet âgé

-Femme enceinte

On pourrait être amené dans certains cas à prendre un médicament contre la fièvre avant de se rendre à l’hôpital. Pour cela toujours demander l’avis d’un personnel de santé.

Frigidité

La frigidité est une dysfonction sexuelle survenant chez la femme caractérisée par un manque ou une absence de libido c’est-à-dire désir sexuel, durant une certaine période. Elle est aussi associée à l’absence de plaisir sexuel (anorgasmie) pendant le rapport. Donc en terme plus clair on n’a pas envie de faire l’amour et même quand on a un rapport sexuel on n’atteint pas le point culminant du plaisir sexuel qui est l’orgasme (jouissance).
Frappant à des degrés divers, la frigidité devient un trouble significatif lorsqu’elle perturbe les relations sexuelles normales.
Tous les cas de frigidité peuvent être soignés. C’est une question de volonté personnelle et de compétence du thérapeute.

Le premier conseil que je peux vous donner pour éviter le cercle vicieux qui mène du stress à la peur puis à l’abstinence du couple , c’est de communiquer avec son partenaire homme , et lui faire comprendre qu’on a parfois besoin de câlins sans arrière-pensée sexuelle, de tendresse, de massages érotiques sans sexe ( sans pénétration) pour que ce désir sexuel s’installe tout doucement. Mais si le blocage sexuel est plus profond, ne tardez pas à prendre rendez-vous avec un spécialiste ( gynécologue, sexologue) qui cherchera son origine : il y a certes de nombreux facteurs psychologiques possibles (problèmes de couple, un partenaire brutal et peu prévenant, un partenaire pressé, une expérience sexuelle malheureuse, une période d’abstinence trop longue, la crainte d’une grossesse etc….), mais également des causes biologiques comme la ménopause (la baisse du taux d’œstrogène entraîne une diminution de la lubrification et de la muqueuse, et  les rapports peuvent devenir douloureux), des troubles des hormones ou même un traitement médicamenteux.

 

L’homme aussi doit savoir reconnaitre ce moment passager de la vie sexuel de la femme et l’aider à surmonter cela car les véritables causes de la frigidité sont psychologiques.
Alors chers dames quand vous ne ressentez plus le désir de faire l’amour, ne vous forcez pas à le faire, parler de cela avec votre conjoint et à un spécialiste.

Fourmillement

Les paresthésies sont des sensations de fourmillement ou de picotement dans les mains, les jambes ou les pieds. Bien entendu il n’y a pas de fourmis qui circulent dans vos jambes ; encore moins des aiguilles cachées dans vos pieds.
La plupart du temps, cette sensation n’est que le résultat d’une compression mécanique prolongée, une exposition au froid. Parfois cela traduit l’atteinte des nerfs au cours des maladies comme le diabète. Chez les femmes enceintes, les travailleurs manuels, les fourmillements dans les mains peuvent traduire une compression du nerf médian : c’est le syndrome du canal carpien.
Si les paresthésies sont persistantes, il est important de voir son médecin.

Ganglions

Qu’est-ce que c’est ?

Les ganglions sont de petits organes arrondis disséminés dans tout l’organisme. Ils sont présents aussi bien au niveau du système nerveux (ganglions nerveux) que du système lymphatiques (ganglions lymphatiques) dont il sera question actuellement. Les ganglions lymphatiques sont des formations arrondies présentes partout dans le corps, le long du système lymphatique. Lorsqu’ils augmentent de volume, ils sont parfois perceptibles au niveau de l’aine, des aisselles, de l’épaule et en dessous de la mandibule et dans le cou.

Quelles en sont les causes ?

Lorsque les ganglions sont perceptibles et supérieurs à 1 cm, il s’agit alors de symptômes de maladie pouvant avoir plusieurs origines :

-Les maladies infectieuses : parasitaires, virales, microbiennes et fongiques

-Les maladies cancéreuses

-Les maladies auto-immunes

-Les maladies métaboliques

Comment faire ?

Si le ganglion est inférieur à 1 cm, il faut juste observer son évolution.

Si le ganglion est supérieur à 1cm, il faut prendre rendez-vous chez le médecin

Goitre

Qu’est-ce que c’est ?

Le goitre est une augmentation de volume d’une glande située dans le cou, la thyroïde. Il se manifeste par l’augmentation du volume de la partie antérieure du cou. Jusqu’à 80% des personnes touchées sont des femmes. Il traduit une anomalie dans la constitution et/ou le fonctionnement de cette glande.

Quelles sont les causes ?

Plusieurs types de condition peuvent résulter en la survenue d’un goitre. Il s’agit de :

  • Carence en iode
    • par défaut d’apport
    • par la consommation de certains aliments contenant des thiocyanates ou contaminés par des substances chimiques (nitrates, perchlorates…)
    • par la prise de certains médicaments inhibant la captation de l’iode
  • La consommation du tabac
  • Les maladies congénitales entrainant un déficit enzymatiques dans la synthèse des hormones thyroïdiennes
  • Certaines maladies inflammatoires : les thyroïdites, la thyroïdite d’Hashimoto
  • Certaines tumeurs : Maladie de Basedow
  • Acromégalie

Comment faire ?

Dès que vous remarquez ce gonflement dans votre cou, il faut consulter le plus rapidement possible un médecin généraliste. Il pourra faire les premières investigations puis vous orienter vers un ORL ou un endocrinologue.

Gonflement des jambes

Symptôme fréquent observé dans différentes pathologies  locales ou générales, l’œdème des jambes peut être évocateur d’une maladie grave, et pour cela, il requiert une attention  particulière afin que son origine soit élucidée en vue de l’initiation précoce d’une prise en charge adéquate. Comme on le dit si bien, vaut mieux prévenir que guérir.

  QU’EST-CE QUE C’EST ?

On le définit comme une sortie de liquide plasmatique des vaisseaux sanguins dans le milieu interstitiel (le milieu liquidien adjacent aux vaisseaux) au niveau des jambes.

En termes plus simples, il s’agit d’une augmentation de volume (un gonflement) d’un ou des deux membres inférieurs par un liquide provenant des vaisseaux sanguins.

En pratique, il peut s’arrêter au niveau des chevilles ou remonter plus haut au niveau des jambes ou encore plus haut.

Il présente certaines caractéristiques qui permettront d’orienter le diagnostic étiologique (… la cause) :

  • L’œdème peut être mou ou dur (consistance)
  • Il peut être rouge ou blanc (couleur)
  • L’œdème peut garder ou non l’empreinte des doigts à l’appui pendant un certain temps (on dira que ça prend ou non le godet)
  • Il peut être douloureux ou non (sensibilité)
  • Il peut s’installer rapidement ou (plus) lentement (mode d’installation)
  • Il peut s’accompagner de certains signes : fourmillements, raideur, ulcération de la peau, présence de lacis veineux sur la peau, difficulté à respirer, diminution de la quantité d’urines émise, la présence d’un œdème généralisé à tout le corps…. etc.

 QUELLES EN SONT LES CAUSES ?

Elles sont nombreuses :

  • Lorsque les œdèmes sont bilatéraux, mous, indolores, ils peuvent être dus à une insuffisance cardiaque droite ou globale, une insuffisance rénale, une insuffisance hépatique, une insuffisance veineuse ou avoir une origine endocrinienne.

Par ailleurs, une malnutrition aigüe sévère peut être la cause d’œdèmes bilatéraux des membres inférieurs.

De même, une intoxication chronique à certains médicaments (les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’aspirine ou l’ibuprofène ; les oestro-progestatifs ; les vasodilatateurs ; les diurétiques) peut aussi entraîner un œdème des jambes.

On observe également l’apparition d’OMI modérés chez les femmes enceintes à l’approche du terme, lesquels œdèmes peuvent être normaux ou s’intégrer dans un contexte pathologique grave. D’où l’importance d’une surveillance rigoureuse de l’évolution de la grossesse par des consultations prénatales.

  • Par contre, lorsque l’œdème n’intéresse qu’un seul membre, il est généralement dû à l’obstruction d’une veine ou d’un vaisseau lymphatique. Il peut aussi avoir une origine nerveuse ou inflammatoire.

Ici, la survenue est généralement plus rapide, ainsi que l’évolution.

 

  QUE FAUT-IL FAIRE DEVANT UN OEDEME?

Compte tenu de la multitude des causes et de leur gravité potentielle, une consultation médicale s’impose devant la découverte de tout œdème des jambes.

Gros ventre

En dehors de la gêne esthétique qu’elle  inflige, la graisse abdominale augmente les risques de développer certaines pathologies.

  • Qu’est-ce que c’est ?

Un gros ventre traduit le plus souvent une accumulation de graisse au niveau de l’abdomen. Bien qu’elle présente certains avantages pour l’organisme (source d’énergie, régulation de la température . . .); la graisse surtout celle stockée au niveau de l’abdomen peut-être plus dangereuse pour la santé (elle peut engendrer une altération des vaisseaux; ceux du cœur y compris). Le tour de taille idéal est de 94cm chez l’homme et de 80cm chez la femme. Au-delà de 88cm chez la femme et 104cm chez l’homme les risques cardiovasculaires augmentent considérablement ainsi que ceux du diabète.

  • Comment le reconnaitre ?

La graisse abdominale se retrouve en générale chez un sujet d’un certain âge (supérieur à 30ans), sédentaire, avec une paroi abdominale peu tonique.

  • Quelles en sont les causes ?

Un gros ventre peut être dû à :

-Une mauvaise hygiène alimentaire (alimentation trop riche en graisse)

-Un manque d’activité physique

-L’âge

-Des facteurs hormonaux (ménopause chez la femme)

-Des prédispositions génétiques à prendre du poids

  • Que faire ?

Pour une perte de graisse abdominale efficace, il faut jouer sur deux facteurs principaux :

L’alimentation : elle doit être saine et équilibrée. (Ne pas manger entre les repas, abuser des fruits et légumes, manger le moins gras possible)

L’activité physique : elle doit être régulière (3 séances d’au moins 30min par semaine sont recommandées)

  • Quand consulter ?

Il est conseillé de voir régulièrement votre médecin pour des contrôles systématiques afin de s’assurer l’absence de pathologies.

Vous pouvez également vous adresser à un nutritionniste si vous avez du mal à adopter une bonne hygiène alimentaire.

Halitose (mauvaise haleine)

 

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une odeur désagréable qui sort par la bouche lors de l’expiration ou des discussions. Elle peut aussi sortir par le nez. Il s’agit d’un symptôme avec un très grand impact social sur la vie de l’individu pouvant être à l’origine de la survenue d’autres pathologies psychiatriques plus graves.

 

Quelles sont les causes ?

Elles sont multiples et variées et vont du manque d’hygiène bucco-dentaire à des maladies plus graves.

  • Une mauvaise hygiène bucco-dentaire : ne pas se laver les dents régulièrement, utiliser une brosse à dents pendant longtemps (pas plus de trois mois), brossage rapide des dents.
  • La prise de certains aliments.L’ail, l’oignon, certains poissons et les régimes alimentaires riches en matières grasses et en viandes conduisent à une halitose. Quand ces aliments sont digérés, les agents chimiques ou substances volatiles sont absorbés dans la circulation sanguine et transportés vers vos poumons où ils sont exhalés dans votre souffle. Frotter de l’ail sur les pieds génère une mauvaise haleine !
  • Lors du jeûne prolongé, notre organisme pour se nourrir utilise les protéines dans nos corps lorsqu’elle est en manque de sucre. Les produits de dégradation dans l’organisme des protéines utilisées pour l’énergie sont exhalés par les poumons. Par conséquent, le fait de sauter des repas, la faim, le jeûne et les régimes à basses calories peuvent également provoquer une halitose appelée l’« haleine de la faim ».
  • Comme il n’existe pas de flux important de salive au cours du sommeil, la décomposition de la salive et les débris présents dans la bouche peuvent donner lieu à une mauvaise haleine le matin.
  • La prise de tabac et d’alcool
  • Les dentiers mal entretenus
  • Une affection des gencives ou une maladie parodontale qui déchausse les dents et qui crée des poches dans les gencives ; ces poches abritent des bactéries et génèrent une mauvaise haleine ;
  • Des infections sinusales (sinusites) ou pulmonaires chroniques ;
  • La respiration par la bouche en raison d’une tuméfaction des végétations adénoïdes ou des amygdales ;
  • Des infections buccales, telles que le muguet (candidose);
  • Des maladies systémiques, telles que le diabète, les maladies hépatiques ou les troubles rénaux ;
  • Une grossesse ;
  • La prise de certains médicaments peut également conduire à une mauvaise haleine, tout particulièrement ceux qui provoquent une réduction du flux de salive et qui assèchent la bouche : les antidépresseurs, les antipsychotiques, les antihistaminiques, les décongestionnants et les médicaments contre l’hypertension.
  • De même, le fait de ne pas boire beaucoup d’eau entraine une diminution de la formation de la salive et donc une mauvaise haleine
  • Le diabète

 

Comment faire ?

Pour diagnostiquez une halitose, il faut laper votre poignet ou le dos d’une cuillère propre. Et sentez-le. L’odeur vous plait-elle ? Elle vous déplaît ? Vous savez maintenant de quel côté vous êtes ou plus simple, demandez à vos proches.

Pour lutter contre l’halitose, vous devez :

  • Vous brosser régulièrement après chaque repas ou rincer la bouche, utiliser le fil dentaire si possible
  • Boire beaucoup d’eau au moins 2l d’eau par jour
  • Vous rincer la bouche plusieurs à l’eau avant de se coucher
  • Utiliser les antiseptiques buccaux mais attention une utilisation trop prolongée déséquilibrera votre flore buccale
  • Eviter l’haleine de faim en prenant vos repas à des heures régulières. Prenez le temps de manger et évitez de sauter des repas ;
  • Demander à votre dentiste qu’il vous recommander un système de nettoyage spécifique ;
  • Stimuler votre flux de salive avec des oranges et des citrons ;
  • Manger davantage d’aliments riches en fibres (les légumes+++)
  • Consommer moins d’alcool et de café ;
  • Demander à votre médecin de vérifier si vos traitements génèrent des problèmes de sécheresse de la bouche susceptibles de causer une mauvaise haleine

 

En cas de persistance, consultez le médecin ou le dentiste.

Hypotension

Qu’est-ce que c’est ?

La tension artérielle est la force avec laquelle le sang circule dans les artères. Elle est normalement inférieure ou égale à 120/80 mmHg. On parle d’hypotension lorsque la tension devient faible. C’est en quelque sorte l’inverse de l’hypertension

Comment la reconnaitre ?

Il n’existe pas de seuil au contraire de l’hypertension. Si vous n’avez pas de symptômes, une tension artérielle basse est plutôt un indicateur de longévité. Les signes sont souvent ressentis lorsque la tension artérielle systolique passe en dessous de 100mmHg

L’hypotendu peut se sentir faible, sentir des vertiges et parfois même s’évanouir lorsqu’il se lève trop rapidement étant couché ou assis.

Les causes 

Elles ont multiples. Il peut s’agir de

– problèmes neurologiques, cardiovasculaire.

– déshydratation par perte d’eau (diarrhée, vomissement)

– certains médicaments comme ceux utiliser pour le traitement de l’hypertension, les antidépresseurs, les diurétiques

– perte de sang (hémorragie importante), infection généralisée (septicémie)

Parfois il n’y a pas de cause retrouvée

Que faire ?

Au réveil, étirez-vous pendant quelques minutes puis asseyez-vous sur le bord du lit 30 secondes avant de se lever. Penser à s’hydrater régulièrement pour éviter la déshydratation.

Même consommé avec modération, l’alcool peut être un facteur aggravant de l’hypotension
En position assise, éviter de croiser vos jambes : cela va entraîner une pression sur les veines et rendre difficile la circulation du sang. Faites de petites contractions du mollet puis remuer les orteils pour stimuler le flux sanguin dans les jambes. Faire des pauses pour se dégourdir les jambes.

Eviter les environnements chauds. La chaleur dilatera vos vaisseaux et la sudation qui l’accompagne entrainera une déshydratation. Les deux phénomènes produiront une hypotension.

Manger légèrement plus salée (surtout pas d’abus !!!!)

Quand consulter ?

Les périodes occasionnelles d’hypotension ne sont pas souvent graves et ne nécessitent pas de consultation. Cependant, si elles sont très fréquentes, si les symptômes sont gênants ou si la pression reste toujours à des niveaux trop bas (<90 mmHg), il vaut mieux consulter.

Hypertension

Il est courant d’entendre les gens dire ‘’j’ai la tension’’ pour signifier qu’ils sont hypertendus. Cela est en effet un abus de langage parce que: ‘’tout le monde a la tension’’. La TA c’est la force avec laquelle le sang circule dans les vaisseaux.

C’est quoi alors l’hypertension ?

L’hypertension artérielle est définie lorsque la pression artérielle est à plusieurs reprises supérieure à 140 mm Hg (systole) pour la pression maximale ou supérieure à 90 mm Hg (diastole) pour la pression minimale.

L’hypertension en chiffres

« Un milliard de personnes souffrent d’hypertension dans le monde dont 60 % dans les pays en voie de développement. Mais dès 2025, à cause du vieillissement de la population et de l’évolution de mode de vie qui favorise l’obésité et la sédentarité nous compterons 1,5 milliards de malades. Et le Bénin n’est pas épargné par ce phénomène.

Au Bénin, la situation est tout aussi préoccupante. Selon une étude récente réalisée avec l’appui de l’OMS, la prévalence de l’hypertension artérielle était en 2008 de 26,5% (plus d’un béninois sur 4 est hypertendu). Cette situation est inquiétante, aussi inquiétante que la fréquence de plus en plus élevée des crises cardiaques, des AVC, des insuffisances rénales, des insuffisances cardiaques et autres complications liées aux maladies du cœur et des vaisseaux. Ces conséquences sont d’autant plus importantes que les maladies cardio-vasculaires touchent principalement les adultes actifs.

L’ampleur du phénomène est tel que 2005, le 14 mai a été déclaré Journée mondiale de d’hypertension artérielle par la Ligue mondiale contre l’hypertension.

Le but de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle est de communiquer au public l’importance de l’hypertension et la gravité de ses complications médicales, et de fournir de l’information sur sa prévention, sa détection et son traitement.

Longtemps silencieuse, l’hypertension artérielle peut entraîner des complications très graves : infarctus, attaques cérébrales…Il y a hypertension   artérielle lorsque la force du sang contre les parois des vaisseaux sanguins est trop élevée. L’hypertension artérielle peut endommager des organes vitaux comme le coeur, le cerveau ou les reins.

L’ HTA est la première maladie chronique dans le monde et un des principaux facteurs de risque vasculaire. Les bénéfices de la baisse de la pression artérielle (PA) chez le patient hypertendu sont démontrés :

Elle réduit le risque d’accidents vasculaires cérébraux, de démence, d’insuffisance cardiaque, d’infarctus du myocarde et de décès d’origine cardio-vasculaire ;

Elle retarde l’insuffisance rénale chronique terminale

Le dépistage précoce et la prise en charge de l’HTA contribuent à l’allongement de l’espérance de vie.

Et dans cette tranche de citoyens, plus de la moitié ne connait pas son statut d’hypertendu !

Les antécédents familiaux

Si vous avez un parent souffrant d’HTA ou de maladie cardiovasculaire, vous avez deux fois plus de risque d’être ou de devenir hypertendu

Le manque d’activité physique ou la sédentarité

Aujourd’hui, les conditions de vie sollicitent de moins en moins d’efforts physiques, ce qui contribue à une augmentation de la pression artérielle.

Pratiquer une activité physique est bénéfique à la fois pour lutter contre le surpoids et l’HTA.

Le tabagisme

La nicotine, et tous les produits toxiques contenus dans la cigarette, sont mauvais pour l’organisme. La nicotine favorise l’athérosclérose, c’est-à-dire le rétrécissement de vos artères, provoquant des infarctus du myocarde, des accidents vasculaires cérébraux et l’artérite des membres inférieurs.

La consommation excessive de sel

Trop de sel augmente chez certains individus le niveau de la pression artérielle. Réduire la consommation de sel est bénéfique, que l’on soit hypertendu ou non.

La prise de boissons alcoolisées

L’alcool est nocif au-delà de 2 verres de vin par jour. Il augmente la pression artérielle, abîme le foie et le cœur. Comme le tabac, il contribue à la survenue de nombreux cancers.

 Dépister l’hypertension de nos jours

Aujourd’hui, la mesure de la tension artérielle est possible en dehors du seul cabinet médical grâce à des appareils d’auto-mesure. A condition d’être validés ces appareils permettent de passer outre le phénomène de l’hypertension blouse blanche (pression élevée au cabinet médical et normale au domicile) et l’hypertension retardée (l’inverse).

Conduite A Tenir

La pression artérielle doit être surveillée au moins une fois par an à partir de 30 ans.

Une perte de poids de 3 à 4 kilos sur 18 mois fait baisser la pression artérielle systolique de 6 mm de mercure en moyenne et réduit de près de 46 % le risque de devenir hypertendu.

■ Pratiquer une activité physique régulière – 20 minutes et 3 fois par semaine – réduit en moyenne de 4 mm de mercure la pression artérielle systolique.

■ Réduire une consommation d’alcool à des niveaux raisonnables – 2 verres de vin par jour maximum – fait baisser la pression artérielle systolique de 4 mm de mercure en moyenne.

Chez certaines personnes, le gain peut être encore plus important.

Faire baisser de quelques millimètres de mercure votre pression artérielle grâce à quelques modifications de votre mode de vie seront bénéfiques pour vous.

Les médicaments pour baisser la tension artérielle doivent être prises quotidiennement. C’est contraignant. C’est pourquoi la meilleure des préventions reste donc de tout faire pour ne pas devenir hypertendu.

En modifiant votre mode de vie, vous pouvez éviter de devenir hypertendu.

Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

Directement lié au vieillissement, l’hypertrophie bénigne de la prostate est la tumeur bénigne la plus fréquente chez l’homme (de plus de 50ans)

  • Qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé hyperplasie bénigne de la prostate, l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une augmentation de la taille de la prostate. La prostate étant une glande exclusivement masculine située en dessous la vessie dont les sécrétions servent à fluidifier le sperme ; son grossissement aura un retentissement sur le bas appareil urinaire altérant la qualité de vie et pouvant être à l’origine de complications.

  • Comment la reconnaître ?

Asymptomatique chez certains sujets, l’HBP se manifeste par des troubles urinaires chez d’autres. Il s’agit de :

-Besoins urgents d’uriner avec fuites parfois (impériosité mictionnelle)

-Brûlures pendant qu’on urine

-Envies fréquentes d’uriner (pollakiurie)

-Nécessité de pousser pour démarrer la miction et pour la maintenir

-Jet urinaire faible avec des interruptions

-Présence de gouttes retardataires (souillant souvent le pantalon du sujet d’urines)

L’HBP peut se compliquer d’une :

-Rétention aiguë d’urine (impossibilité de vider sa vessie malgré un besoin pressant et douloureux)

-Hématurie (présence de sang dans les urines liée à une rupture de petites varices prostatiques)

-Infection urogénitale

-Insuffisance rénale aiguë obstructive

  • Quelles en sont les causes ?

Pas complètements élucidées, l’HBP est lié à deux facteurs :

Le vieillissement

Certaines hormones (5-alpha-réductase)

  • Que faire ?

S’il est quasiment impossible de l’éviter, on peut néanmoins prévenir l’aggravation et le retentissement de l’HBP par des gestes simples comme réduire la prise de boissons le soir et pratiquer une activité physique régulière

  • Quand consulter?

Si vous avez des troubles urinaires comme ceux énumérer ci-dessus, il est conseillé de voir un médecin.

Ictère
  • Qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé jaunisse dans le langage courant, l’ictère est une  coloration jaune de la peau, de la sclérotique (blanc de l’œil) et des autres muqueuses, due à l’accumulation, dans le sang de bilirubine (pigment dérivé de l’hémoglobine).

Il existe deux types de bilirubine : La bilirubine libre ou « non conjuguée », produite lors de la destruction des globules rouges. Elle est insoluble dans l’eau et ne passe donc pas dans les urines. Elle se transforme dans le foie en bilirubine dite « conjugué », soluble dans l’eau et excrétée dans les urines. On distingue de ce fait deux grands types d’ictères : l’ictère à bilirubine et l’ictère à bilirubine conjuguée. Cependant chez le nouveau-né l’ictère est assez fréquent on parle d’ictère néonatale le plus souvent dû à une immaturité du foie.

  • Comment le reconnaitre ?

Le signe commun à tous les ictères est la coloration jaune de la peau, de la sclérotique (blanc de l’œil), de la face inférieure de la langue . . . Dans l’ictère à bilirubine libre elle est modérée (subictère le plus souvent) et s’accompagne d’une décoloration des urines (urines claires) et d’une pâleur ; les selles sont normalement colorées ou hyper colorées. Dans l’ictère à bilirubine conjugué, elle s’accompagne d’une émission d’urines foncées et de selles décolorées.

L’ictère en peut fonctions de sa cause s’accompagner d’autres signes à savoirs : la fièvre, des douleurs abdominales, une augmentation du volume du foie, des démangeaisons, une fatigue. . .

  • Quelles en sont les causes ?

L’ictère à bilirubine libre peut être du à :

-une anémie hémolytique (destruction excessive des globules rouges)

-un déficit enzymatique héréditaire (syndrome de Gilbert)

L’ictère à bilirubine conjuguée quant à lui peut être dû à :

-Une maladie du foie  (hépatite virale ou toxique, infection bactérienne, cirrhose, cancer, parasitose. . .)

-Un obstacle à l’écoulement de la bile (lithiase de la voie biliaire principale, cancer de la voie biliaire ou de la tête du pancréas…)

  • Quand consulter ?

Dès que vous constatez une coloration jaunâtre des téguments et muqueuses à la lumière du jour  quel que soit son intensité.

incontinence urinaire

 

  • Qu’est-ce que c’est ?

L’incontinence urinaire est une perte involontaire (accidentelle) d’urine par l’urètre. Autrement dit, on parle d’incontinence urinaire lorsqu’un sujet ne peut plus contrôler son aptitude à uriner.  C’est une affection assez fréquente chez les personnes âgées et parfois chez les femmes après l’accouchement. Outre la gêne qu’elle occasionne, l’incontinence urinaire peut avoir des répercussions sociales (isolement, peur de s’écarter du domicile…) et psychologiques (anxiété, dépression…). On distingue trois formes d’incontinence urinaire :

  1. L’incontinence urinaire d’effort
  2. L’incontinence urinaire par regorgement
  3. L’incontinence urinaire avec hyperactivité vésicale

 

  • Comment la reconnaitre ?

Le symptôme caractéristique ici  est la perte ou fuite d’urine

Dans l’incontinence urinaire d’effort, l’urine jaillit brusquement lorsque le sujet tousse, éternue, rit ou effectue toute autre activité augmentant la pression abdominale (soulever un poids par exemple).

L’incontinence urinaire par regorgement : elle survient lorsque la vessie stocke plus d’urine qu’elle ne peut contenir et peut s’accompagner de douleur au bas ventre, de difficultés à uriner.

L’incontinence urinaire par hyperactivité vésicale : la fuite urinaire est précédée d’un besoin urgent et incontrôlable d’uriner, les fuites peuvent survenir au repos ou même la nuit en dehors de tout effort.

  • Quelles en sont les causes ?

L’incontinence urinaire d’effort survient le plus souvent  chez les femmes après un affaiblissement ou un étirement des muscles soutenant la vessie et l’utérus par un travail d’accouchement long et difficile, une opération pelvienne antérieure, les troubles hormonaux liés à la ménopause, de l’embonpoint mais aussi en cas de prolapsus génital

L’incontinence par regorgement survient dans les cas d’hypertrophie bénigne de la prostate chez l’homme, de neuropathie diabétique, de sclérose en plaque. . .

L’incontinence urinaire par hyperactivité vésicale est observée lors : d’une cystite aigue, d’un cancer de la vessie ou de la prostate chez l’homme, de certaines maladies neurologiques (sclérose en plaque, maladie de Parkinson ou d’Alzheimer)

  • Que faire ?

La lutte contre les facteurs favorisants est proposée systématiquement :

-Perdre du poids en cas d’obésité

-Eviter les aliments ou les boissons qui augmentent le besoin d’uriner ou qui irritent la vessie (café, alcool, thé …)

Aussi il faut faire en sorte de vider complètement la vessie en urinant (pousser si nécessaire). L’utilisation de protection (lingette, changes complets) peut s’avérer nécessaire. De l’exercice physique pourrait également tonifier les muscles du périnée.

  • Quand consulter ?

Il est conseillé de voir un médecin dès l’apparition des fuites : l’incontinence urinaire peut être traitée avec succès.

insomnie

Qu’est-ce que c’est ?

L’insomnie c’est la difficulté à dormir suffisamment avec une répercussion sur les activités de la vie quotidienne (somnolence, baisse de l’attention, baisse de le concentration, irritabilité, fatigue, perte de mémoire…). A noter que certaines personnes dorment naturellement peu la nuit sans répercussion.

Comment la reconnaître ?

Il peut s’agir d’une difficulté à s’endormir à l’heure du coucher (insomnie initiale), soit lorsque l’on fait des réveils nocturnes fréquents ou prolongés, soit enfin quand on se réveille prématurément le matin avec une incapacité à retrouver le sommeil.

Plus précisément, prendre plus de 30 minutes pour s’endormir, passer plus de 30 minutes éveillé au milieu de la nuit, avec une durée de sommeil inférieure à 6 heures par nuit sont des problèmes d’insomnie. Cependant, ceux qui dorment 6 heures par nuit et se sentent reposés le jour ne souffrent pas d’insomnie.

Quelles en sont les causes ?

Il existe

des facteurs physiques et environnementaux ennemis du sommeil : la luminosité, les bruits, le contenu ainsi que le moment des repas, chambre mal aérée, trop chaude ;

des facteurs psychologiques à 50% : soucis, inquiétudes, stress, dépression ;

des activités favorisant l’hypervigilance (exercices physiques extrêmes avant le coucher, prise de stimulants tels que la caféine, la nicotine, regarder la tv, tablette, jeux en ligne etc.)

une mauvaise habitude de sommeil ;

des difficultés respiratoires, le besoin d’uriner trop fréquent la nuit.

Que faire ?

Voici les 10 commandements des insomniaques !

  1. Maintenez la plus grande régularité possible dans vos heures de sommeil.
  2. Exposez vous le plus possible à la lumière du jour, et dormez dans le noir la nuit
  3. Détendez-vous mais évitez de faire une sieste
  4. Évitez d’utiliser de l’alcool ou des drogues pour vous endormir.
  5. Évitez les activités stimulantes (ménage, travail, courriel, Internet) en pleine nuit.
  6. Résistez à tout prix au désir de regarder l’heure la nuit !
  7. Évitez l’utilisation excessive de substances stimulantes au cours de la journée
  8. Réservez votre chambre à coucher pour le sommeil (et les activités sexuelles). Votre chambre à coucher n’est ni une chambre à manger ni un bureau.
  9. Dormez dans un environnement calme, sombre, tempéré et bien ventilé.
  10. Planifiez un temps de repos et de loisirs tous les jours

Quand consulter ?

Lorsque l’insomnie commence par avoir des répercussions sur vos journées ou qu’elle dure plus de 3 semaines, il faut demander l’aide d’un professionnel de la santé.

Jaunisse
  • Qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé jaunisse dans le langage courant, l’ictère est une  coloration jaune de la peau, de la sclérotique (blanc de l’œil) et des autres muqueuses, due à l’accumulation, dans le sang de bilirubine (pigment dérivé de l’hémoglobine).

Il existe deux types de bilirubine : La bilirubine libre ou « non conjuguée », produite lors de la destruction des globules rouges. Elle est insoluble dans l’eau et ne passe donc pas dans les urines. Elle se transforme dans le foie en bilirubine dite « conjugué », soluble dans l’eau et excrétée dans les urines. On distingue de ce fait deux grands types d’ictères : l’ictère à bilirubine et l’ictère à bilirubine conjuguée. Cependant chez le nouveau-né l’ictère est assez fréquent on parle d’ictère néonatale le plus souvent dû à une immaturité du foie.

  • Comment le reconnaitre ?

Le signe commun à tous les ictères est la coloration jaune de la peau, de la sclérotique (blanc de l’œil), de la face inférieure de la langue . . . Dans l’ictère à bilirubine libre elle est modérée (subictère le plus souvent) et s’accompagne d’une décoloration des urines (urines claires) et d’une pâleur ; les selles sont normalement colorées ou hyper colorées. Dans l’ictère à bilirubine conjugué, elle s’accompagne d’une émission d’urines foncées et de selles décolorées.

L’ictère en peut fonctions de sa cause s’accompagner d’autres signes à savoirs : la fièvre, des douleurs abdominales, une augmentation du volume du foie, des démangeaisons, une fatigue. . .

  • Quelles en sont les causes ?

L’ictère à bilirubine libre peut être du à :

-une anémie hémolytique (destruction excessive des globules rouges)

-un déficit enzymatique héréditaire (syndrome de Gilbert)

L’ictère à bilirubine conjuguée quant à lui peut être dû à :

-Une maladie du foie  (hépatite virale ou toxique, infection bactérienne, cirrhose, cancer, parasitose. . .)

-Un obstacle à l’écoulement de la bile (lithiase de la voie biliaire principale, cancer de la voie biliaire ou de la tête du pancréas…)

  • Quand consulter ?

Dès que vous constatez une coloration jaunâtre des téguments et muqueuses à la lumière du jour  quel que soit son intensité.

Mauvaise haleine

« Je ne sais pas pourquoi … mes collègues au travail sont généralement gentils avec moi quand nous causons, mais soudainement ils deviennent irritables ou semblent devenir désintéressés quand je me rapproche d’eux pour parler à bout portant … ». Les médecins l’appellent halitose. Elle peut devenir un calvaire pour certains d’entre nous. Elle concerne 25 à 50% de la population, et les hommes sont 3 fois plus concernés que les femmes. L’ironie c’est que beaucoup de personnes souffrant de mauvaise haleine ignorent complètement leur état. L’embarras est si insidieux que votre entourage ne vous en fait même pas la remarque. L’embarras est si profond que la mauvaise haleine est rarement un motif de consultation.

Comment savoir si vous avez une mauvaise haleine?
Lapez votre poignet. Et sentez-le. L’odeur vous plait-elle ? Elle vous déplaît ? Vous savez maintenant de quel côté vous êtes.

La mauvaise haleine peut être la conséquence de nombreux facteurs.
Parmi eux, la mauvaise hygiène bucco-dentaire et des habitudes alimentaires à savoir un brossage non régulier des dents, une brosse à dents sur-utilisée, un brossage précipité, le non brossage des dents avant de se coucher
la consommation de beaucoup de bonbons et de trucs sucrés;
Le tabagisme et la consommation d’alcool sont des facteurs connus.

En outre, certaines personnes ne boivent pas assez d’eau. Trop peu d’eau (moins de 8 verres d’eau par jour) entraîne une déshydratation et une formation insuffisante de salive dans la bouche.
Tous ces facteurs permettent à de minuscules particules de nourriture de rester dans la bouche et de fermenter. L’odeur produite à partir de ce processus devient si mauvais que le voisin peut littéralement s’enfuir!
Vous conviendrez que la consommation d’aliments à fort arôme tel l’oignon cru peut rendre votre haleine hostile à l’entourage.Le stress, la sinusite sont des causes non négligeables de mauvaise haleine
La mauvaise haleine peut également être un signe de certains problèmes de santé plus graves. Il peut s’agir des maladies de la gencive ou de la dent, d’une maladie du foie; de la tuberculose des poumons ou même de certains cancers.

Pour résoudre ce problème de mauvaise haleine, nous devons commencer par les bases:

  • La boisson fréquente et à volonté de l’eau potable empêchera une bouche sèche et favorisera un bon flux salivaire;
  • Utiliser une bonne brosse à dents – pas trop dur – et le changer régulièrement. N’attendez pas que votre brosse à dents se déploie et se courbe à la manière des mauvaises herbes après le passage d’un vent violent!
  • Apprendre de bonnes techniques de brossage en parlant (nous allons y dédié un article pour vous l’expliquer).
  • Réduire la consommation d’aliments raffinés comme les gâteaux, chocolats et boissons sucrées, ainsi que le tabac et l’alcool.
  • Parler à votre médecin et dentiste régulièrement aidera également à prévenir ou à détecter des problèmes de santé graves se cacher derrière l’ halitose.

Et…. vous êtes assuré d’une haleine plus fraîche, d’une plus grande confiance en vous, de plus d’amis et d’ une meilleure santé!

Méléna

Qu’est-ce que c’est?

 

Lorsque le sang est foncé (noirâtre), on parle de méléna . La couleur de celui-ci résulte de sa digestion partielle dans le tube digestif. Ils sont souvent dus à une hémorragie de la partie supérieure du tube digestif.

Comment le reconnaître?

Le méléna est caractérisé par l’émission de sang épais, noirâtre et nauséabond dans les selles. Il peut survenir isolement en cas d’hémorragie digestive peu abondante et non extériorisée par la voie haute ou survenir à la suite d’un vomissement de sang rouge (hématémèse).

Les causes

Elles sont diverses, on a entre autres :

L’ulcère gastrique ou duodénal

L’érosion de l’estomac le plus souvent d’origine médicamenteuse (aspirine, anti-inflammatoires. . .)

Les ruptures de varices œsophagiennes (varices œsophagiennes=dilatations des veines de la paroi de l’œsophage) dues à l’hypertension portale dans les cas de cirrhose.

Certains cancers du rectum et du colon

Quand faut-il consulter?

Systématiquement. . .

Si la présence de sang dans les selles est souvent de cause bénigne, elle peut être signe d’une maladie grave. Il est donc fortement recommandé de voir un médecin dès les premiers saignements afin d’être fixé quant à l’étiologie.

Migraine

Qu’est ce que c’est ?
Ce sont des maux de tête intenses qui durent dans le temps. Ils sont souvent précédés par des troubles visuels, un dédoublement de la vue.
Comment la reconnaître ?
Elle atteint souvent un coté de la tête, mais peut néanmoins s’étendre aux deux côtés. Le siège, la durée et l’intensité varient beaucoup d’une crise à une autre. La migraine s’accompagne de douleurs pulsatiles associées à des vomissements, à une hypersensibilité à la lumière et au bruit. Ces migraines sont intenses et invalidantes.
Causes 
On en parle en termes de facteurs déclenchants: ce sont les changements hormonaux, certains aliments ou boissons, les odeurs fortes, le manque de sommeil et le stress.
Que faire?
Noter les caractères de votre migraine afin de faciliter le suivi par un médecin : date de survenue, duéee de la crise, facteurs déclenchants, intensité, retentissement sur vos tâches quotidiennes, traitements entrepris…
Prendre des antalgiques et des anti inflammatoires non steroidien ( paracetamol, ibuprofene) sous l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien
Se reposer dans le calme et l’obscurité
Faire des exercices regulères et avoir un sommeil régulier.
Quand consulter?
Consulter
*lorsque le traitement antalcique habituel ne fonctionne plus
*si les migraines sont trop fréquentes et tres intenses
*si la douleur devient insupportable

*si elle s’associe à des troubles de la vue, à une faiblesse generale, à des vertiges
*si vous suivez un traitement qui contre indique la prise d’antalgiques ou d’anti inflammatoires
*si vous etes enceinte

*si la douleur vous réveille ou s’associe à des convulsions ou des troubles psychologiques.

Nausée

Qu’est ce que c’est?
C’est la sensation du besoin de vomir. Souvent succédé de vomissements,elle peut être isolée.

Comment la reconnaître?

En règle générale, la nausée est la sensation de l’envie de vomir. Elle se traduit par une importante salivation et la contraction des muscles du ventre et du pharynx (gorge). Elle peut s’accompagner ou non de vomissements,qui lorsqu’ils surviennent entraînent un soulagement

Causes
Les nausées sont de causes multiples. Il peut s’agir de:
– causes alimentaires ( un repas copieux, une intoxication alimentaire,l’abus d’alcool)
–  mal de transports (vomissements au cours d’un voyage dans un moyen de transport)
–  prise de médicaments
–  stress intense
– maladies ( méningite, paludisme, fièvre typhoïde, occlusions intestinales..)

– premiers mois d’une grossesse

Que faire?
-ne pas s’empêcher de vomir et,vomir en position penché en avant ,et non couchée au risque de s’étouffer
-éviter les fortes odeurs (tabac, cuisine,café)
– ne manger ni trop gras,ni trop sucré, ni trop épicé
-une activité physique intense juste après le repas est déconseillée
– répartir ses repas en de petites portions le long de la journée
– se rendre en pharmacie et demander conseil pour avoir un anti-nauséeux (antiémétique)
– prendre assez d’eau pour se réhydrater

Quand consulter?

– Consultez immédiatement un médecin si vous avez vomi trois fois ou plus en l’espace de 24 heures.
Vous devez aussi aller le consulter si vous ne pouvez pas garder les aliments et les boissons que vous ingérez ou si vous ressentez des nausées pendant plus de 48 heures
– Consulter systématiquement un médecin si:
*les nausées s’associent à des pertes de consciences, des malaises,des confusions, un traumatisme crânien
* il s’agit d’un enfant ou d’une personne âgée
*la personne est enceinte ou allaite
*il y a du sang dans les vomissements

Obésité abdominale

En dehors de la gêne esthétique qu’elle  inflige, la graisse abdominale augmente les risques de développer certaines pathologies.

  • Qu’est-ce que c’est ?

Un gros ventre traduit le plus souvent une accumulation de graisse au niveau de l’abdomen. Bien qu’elle présente certains avantages pour l’organisme (source d’énergie, régulation de la température . . .); la graisse surtout celle stockée au niveau de l’abdomen peut-être plus dangereuse pour la santé (elle peut engendrer une altération des vaisseaux; ceux du cœur y compris). Le tour de taille idéal est de 94cm chez l’homme et de 80cm chez la femme. Au-delà de 88cm chez la femme et 104cm chez l’homme les risques cardiovasculaires augmentent considérablement ainsi que ceux du diabète.

  • Comment le reconnaitre ?

La graisse abdominale se retrouve en générale chez un sujet d’un certain âge (supérieur à 30ans), sédentaire, avec une paroi abdominale peu tonique.

  • Quelles en sont les causes ?

Un gros ventre peut être dû à :

-Une mauvaise hygiène alimentaire (alimentation trop riche en graisse)

-Un manque d’activité physique

-L’âge

-Des facteurs hormonaux (ménopause chez la femme)

-Des prédispositions génétiques à prendre du poids

  • Que faire ?

Pour une perte de graisse abdominale efficace, il faut jouer sur deux facteurs principaux :

L’alimentation : elle doit être saine et équilibrée. (Ne pas manger entre les repas, abuser des fruits et légumes, manger le moins gras possible)

L’activité physique : elle doit être régulière (3 séances d’au moins 30min par semaine sont recommandées)

  • Quand consulter ?

Il est conseillé de voir régulièrement votre médecin pour des contrôles systématiques afin de s’assurer l’absence de pathologies.

Vous pouvez également vous adresser à un nutritionniste si vous avez du mal à adopter une bonne hygiène alimentaire.

Œdème des jambes

Symptôme fréquent observé dans différentes pathologies  locales ou générales, l’œdème des jambes peut être évocateur d’une maladie grave, et pour cela, il requiert une attention  particulière afin que son origine soit élucidée en vue de l’initiation précoce d’une prise en charge adéquate. Comme on le dit si bien, vaut mieux prévenir que guérir.

  QU’EST-CE QUE C’EST ?

On le définit comme une sortie de liquide plasmatique des vaisseaux sanguins dans le milieu interstitiel (le milieu liquidien adjacent aux vaisseaux) au niveau des jambes.

En termes plus simples, il s’agit d’une augmentation de volume (un gonflement) d’un ou des deux membres inférieurs par un liquide provenant des vaisseaux sanguins.

En pratique, il peut s’arrêter au niveau des chevilles ou remonter plus haut au niveau des jambes ou encore plus haut.

Il présente certaines caractéristiques qui permettront d’orienter le diagnostic étiologique (… la cause) :

  • L’œdème peut être mou ou dur (consistance)
  • Il peut être rouge ou blanc (couleur)
  • L’œdème peut garder ou non l’empreinte des doigts à l’appui pendant un certain temps (on dira que ça prend ou non le godet)
  • Il peut être douloureux ou non (sensibilité)
  • Il peut s’installer rapidement ou (plus) lentement (mode d’installation)
  • Il peut s’accompagner de certains signes : fourmillements, raideur, ulcération de la peau, présence de lacis veineux sur la peau, difficulté à respirer, diminution de la quantité d’urines émise, la présence d’un œdème généralisé à tout le corps…. etc.

 QUELLES EN SONT LES CAUSES ?

Elles sont nombreuses :

  • Lorsque les œdèmes sont bilatéraux, mous, indolores, ils peuvent être dus à une insuffisance cardiaque droite ou globale, une insuffisance rénale, une insuffisance hépatique, une insuffisance veineuse ou avoir une origine endocrinienne.

Par ailleurs, une malnutrition aigüe sévère peut être la cause d’œdèmes bilatéraux des membres inférieurs.

De même, une intoxication chronique à certains médicaments (les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’aspirine ou l’ibuprofène ; les oestro-progestatifs ; les vasodilatateurs ; les diurétiques) peut aussi entraîner un œdème des jambes.

On observe également l’apparition d’OMI modérés chez les femmes enceintes à l’approche du terme, lesquels œdèmes peuvent être normaux ou s’intégrer dans un contexte pathologique grave. D’où l’importance d’une surveillance rigoureuse de l’évolution de la grossesse par des consultations prénatales.

  • Par contre, lorsque l’œdème n’intéresse qu’un seul membre, il est généralement dû à l’obstruction d’une veine ou d’un vaisseau lymphatique. Il peut aussi avoir une origine nerveuse ou inflammatoire.

Ici, la survenue est généralement plus rapide, ainsi que l’évolution.

 

  QUE FAUT-IL FAIRE DEVANT UN OEDEME?

Compte tenu de la multitude des causes et de leur gravité potentielle, une consultation médicale s’impose devant la découverte de tout œdème des jambes.

Œdème des membres inférieurs

Symptôme fréquent observé dans différentes pathologies  locales ou générales, l’œdème des jambes peut être évocateur d’une maladie grave, et pour cela, il requiert une attention  particulière afin que son origine soit élucidée en vue de l’initiation précoce d’une prise en charge adéquate. Comme on le dit si bien, vaut mieux prévenir que guérir.

  QU’EST-CE QUE C’EST ?

On le définit comme une sortie de liquide plasmatique des vaisseaux sanguins dans le milieu interstitiel (le milieu liquidien adjacent aux vaisseaux) au niveau des jambes.

En termes plus simples, il s’agit d’une augmentation de volume (un gonflement) d’un ou des deux membres inférieurs par un liquide provenant des vaisseaux sanguins.

En pratique, il peut s’arrêter au niveau des chevilles ou remonter plus haut au niveau des jambes ou encore plus haut.

Il présente certaines caractéristiques qui permettront d’orienter le diagnostic étiologique (… la cause) :

  • L’œdème peut être mou ou dur (consistance)
  • Il peut être rouge ou blanc (couleur)
  • L’œdème peut garder ou non l’empreinte des doigts à l’appui pendant un certain temps (on dira que ça prend ou non le godet)
  • Il peut être douloureux ou non (sensibilité)
  • Il peut s’installer rapidement ou (plus) lentement (mode d’installation)
  • Il peut s’accompagner de certains signes : fourmillements, raideur, ulcération de la peau, présence de lacis veineux sur la peau, difficulté à respirer, diminution de la quantité d’urines émise, la présence d’un œdème généralisé à tout le corps…. etc.

 QUELLES EN SONT LES CAUSES ?

Elles sont nombreuses :

  • Lorsque les œdèmes sont bilatéraux, mous, indolores, ils peuvent être dus à une insuffisance cardiaque droite ou globale, une insuffisance rénale, une insuffisance hépatique, une insuffisance veineuse ou avoir une origine endocrinienne.

Par ailleurs, une malnutrition aigüe sévère peut être la cause d’œdèmes bilatéraux des membres inférieurs.

De même, une intoxication chronique à certains médicaments (les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’aspirine ou l’ibuprofène ; les oestro-progestatifs ; les vasodilatateurs ; les diurétiques) peut aussi entraîner un œdème des jambes.

On observe également l’apparition d’OMI modérés chez les femmes enceintes à l’approche du terme, lesquels œdèmes peuvent être normaux ou s’intégrer dans un contexte pathologique grave. D’où l’importance d’une surveillance rigoureuse de l’évolution de la grossesse par des consultations prénatales.

  • Par contre, lorsque l’œdème n’intéresse qu’un seul membre, il est généralement dû à l’obstruction d’une veine ou d’un vaisseau lymphatique. Il peut aussi avoir une origine nerveuse ou inflammatoire.

Ici, la survenue est généralement plus rapide, ainsi que l’évolution.

 

  QUE FAUT-IL FAIRE DEVANT UN OEDEME?

Compte tenu de la multitude des causes et de leur gravité potentielle, une consultation médicale s’impose devant la découverte de tout œdème des jambes.

Palpitation

Qu’est ce que c’est?
Vous vaquez à vos occupations, soudain votre cœur s’emballe. Les palpitations,c’est le fait de ressentir ses propres battements cardiaques,de manière désagréable.
Comment le reconnaître?
Les battements normaux du cœur sont réguliers et non perceptibles. On peut néanmoins l’entendre ou le sentir cogner dans sa poitrine en cas d’accélération du rythme. Parfois on les ressent comme un coup dans la poitrine.
Causes
Les palpitations peuvent être bénignes ou de causes plus importantes. Elles surviennent à l’effort. Le stress, l’anxiété, la fatigue,les troubles du sommeil et parfois les anémies peuvent la déclencher.
Que faire?
Il est conseillé de systématiquement prendre le pouls carotidien ou au pli du coude,afin de vérifier qu’il est régulier ou non,et de mesurer sa fréquence en comptant le nombre de battements sur 60 secondes. Si les battements sont supérieurs à 100/min,au repos et loin du stress il s’agit d’une tachycardie; si les battement sont inférieurs à 100/min, il s’agit d’une sensation subjective que le cœur bat anormalement. Il faut:
*se reposer,dormir
*cesser ou réduire la consommation de caféine,de nicotine, d’alcool
* consulter un médecin pour évaluer le fonctionnement de la glande thyroide
*abandonner l’utilisation des médicaments non prescrits par le médecin.
Quand consulter?

Consulter immédiatement

*si les palpitations sont accompagnées d’une sensation de malaise et si on compte difficilement les battements
*si elles ne passent pas toutes seules avec du repos et loin du stress

Consulter systématiquement si elles s’accompagnent de douleurs thoraciques,d’essoufflement,de sueurs,ou en cas d’antécédents de crises cardiaque (infarctus).

Pertes blanches
  • Qu’est-ce que c’est ?

Les pertes blanches ou leucorrhées sont des manifestations gynécologiques caractérisées par un écoulement de liquide non sanglant en dehors du vagin. Il est souvent de nature physiologique mais peut aussi être le signe d’une pathologie gynécologique. Son rôle est de nettoyer et de lubrifier le vagin. Elles permettent, au moment de l’ovulation, d’aider les spermatozoïdes à remonter jusque dans l’utérus et féconder l’ovule. Son volume varie d’une femme à une autre, minime ou abondant.

Lorsqu’il est de nature physiologique, il s’agit de pertes de couleur blanche-jaune et d’aspect filaire à l’entrée de la vulve.

 

  • Quelles sont les causes de leucorrhées pathologiques ?

Les pertes blanches étant des phénomènes physiologiques, ils peuvent parfois manifester la survenue d’une pathologie. Il s’agit :

  • Présence de corps étrangers dans le vagin (surtout les tampons+++)
  • Survenue d’une infection (bactérienne ou mycosique)

 

  • Comment faire ?

Dans certains cas, les leucorrhées procurent un sentiment d’inconfort à la femme. Si ces sécrétions sont gênantes, une toilette intime quotidienne est recommandée, et les protège-slips peuvent également réduire la sensation d’humidité.

 

Toute modification soudaine des pertes blanches doit interpeller, elles sont le signe d’une pathologie. Ainsi, vous devez consulter un gynécologue lorsque vous constatez :

  • L’apparition de pertes blanches marron ou ayant changé de couleur (jaunâtre, verdâtre…),
  • La survenue de pertes blanches malodorantes ou avec une odeur forte, ou
  • La survenue de pertes blanches gluantes ou avec un changement d’aspect (aspect grumeleux, mousseux…).
  • La survenue de démangeaisons, de sensations de brûlure, de douleurs dans le bas-ventre ou de douleurs lors des rapports sexuels.
Pipi au lit

L’énurésie se définit comme une miction active et complète survenant à un moment où à un endroit inapproprié ou socialement inacceptable chez un enfant de plus de 5 ans. La forme la plus fréquente est l’énurésie nocturne monosymptomatique, ce qui signifie qu’il n’y a pas de symptômes cliniques dans la journée.

L’enfant avec une énurésie nocturne urine dans son lit alors qu’il est endormi et n’est généralement pas éveillé par le fait d’être mouillé. Ces enfants n’ont pas de miction impérieuse, pas de fuite urinaire dans la journée et ont un nombre de mictions journalières normal. On distingue par ailleurs deux formes d’énurésie nocturne : l’énurésie nocturne primaire et l’énurésie nocturne secondaire. Dans le premier cas, l’enfant n’a jamais réussi à ne pas mouiller son lit pendant au moins six mois. Dans le second cas, l’enfant a déjà connu une période de propreté d’au moins six mois et mouille à nouveau son lit.

L’énurésie est un syndrome héréditaire résultant de trois facteurs : la polyurie nocturne, une capacité vésicale fonctionnelle réduite et un trouble de l’éveil. En dehors de l’hérédité, il existe d’autres causes. Il s’agit de l’obstruction des voies aériennes supérieures, la constipation, le diabète, le syndrome d’instabilité psychomotrice, les abus sexuels.
En cas d’énurésie, il faut prendre certaines précautions notamment encourager l’enfant à faire pipi avant d’aller dormir, donner régulièrement à l’enfant à boire dans la journée, lui faire faire pipi à intervalles réguliers en journée, veiller à ce que l’enfant prenne le temps nécessaire pour uriner, lui apprendre à ne pas se retenir, éviter les produits laitiers et les boissons rafraîchissantes le soir.

Un enfant qui se mouille une à trois fois par mois peut nécessiter  une aide et un traitement. Dans ce cas, il faut consulter un médecin

Priapisme

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une urgence médicale.

Il s’agit d’une érection douloureuse et prolongée n’aboutissant à aucune éjaculation et survenant en dehors de toute stimulation sexuelle.

Comment le reconnaître ?

Il s’agit au départ d’une érection classique, qui se prolonge et devient douloureuse. Il se manifeste par une rigidité importante, et le gland qui reste souple.

Causes

Le priapisme peut être dû à

*une prise médicamenteuse telle que des anticoagulants, des antidépresseurs, du viagra

*l’alcoolisme

*certaines maladies graves telles que la leucémie myéloïde chronique, la drépanocytose

*des troubles du drainage sanguin par les veines du corps caverneux

*les infections de l’appareil urinaire

Que faire ?

C’est une urgence médicale

Il faut consulter systématiquement un médecin

Quand consulter ?

Consulter pour toute érection en dehors d’un désir sexuel, douloureuse, insupportable, prolongée, de durée anormale.

Toujours consulter en cas de priapisme. Urgence médicale !!!

Prostate, cancer de la

Tueur silencieux, le cancer de la prostate est l’un des cancers les plus fréquents chez l’homme.

  • Qu’est-ce que c’est ?

La prostate est une glande importante de l’appareil reproducteur masculin ; elle sécrète des fluides qui entrent dans la constitution du sperme. Le cancer de la prostate est donc une tumeur maligne qui atteint celle-ci ; c’est une maladie qui a pour mécanisme une multiplication anarchique, incontrôlée et incessante des cellules de la prostate.

  • Comment le reconnaitre ?

Très souvent, ce cancer n’entraine aucun symptôme aux premiers stades; il se développe lentement. A un stade un peu plus avancé, il se manifeste par :

  1. Des gênes urinaires comme :

-Un besoin fréquent et pressant d’uriner surtout la nuit

-Des difficultés à commencer ou à  cesser d’uriner

-Une sensation de n’avoir pas complètement vidé sa vessie après la miction

-Des brulures en urinant

-Un jet urinaire faible

  1. La présence de sang dans les urines et/ou dans le sperme
  2. Une éjaculation douloureuse

A un stade très avancé, on peut avoir :

-Des douleurs osseuses(en particulier au dos, aux hanches, aux cuisses ou au cou)

-Une perte de poids

-Une fatigue

-Une anémie

-Une faiblesse

Cela témoignerait d’un envahissement des autres organes par les cellules cancéreuses (métastases).

  • Quelles-en sont les causes ?

Les mutations génétiques sont à l’origine de multiplications anormales et rapides des cellules.

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de mutation et donc de cancers. Il s’agit entre autres de :

*L’âge (en particulier après 65ans)

*Les antécédents familiaux

*Le poids corporel (obésité) et l’inactivité physique

*Une alimentation riche en viande rouge et en graisse; et pauvre en fruits, légumes et fibres

*Le tabagisme

  • Quand consulter ?

Si vous avez des troubles urinaires à titre de : difficultés à vider votre vessie, d’envies pressantes d’uriner, de réveil nocturne à répétition, de jet urinaire faible.

Aussi à partir de 50 ans, il est préférable de voir un médecin de façon régulière afin de vous faire examiner

Prostate, hypertrophie bénigne de la

Directement lié au vieillissement, l’hypertrophie bénigne de la prostate est la tumeur bénigne la plus fréquente chez l’homme (de plus de 50ans)

  • Qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé hyperplasie bénigne de la prostate, l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une augmentation de la taille de la prostate. La prostate étant une glande exclusivement masculine située en dessous la vessie dont les sécrétions servent à fluidifier le sperme ; son grossissement aura un retentissement sur le bas appareil urinaire altérant la qualité de vie et pouvant être à l’origine de complications.

  • Comment la reconnaître ?

Asymptomatique chez certains sujets, l’HBP se manifeste par des troubles urinaires chez d’autres. Il s’agit de :

-Besoins urgents d’uriner avec fuites parfois (impériosité mictionnelle)

-Brûlures pendant qu’on urine

-Envies fréquentes d’uriner (pollakiurie)

-Nécessité de pousser pour démarrer la miction et pour la maintenir

-Jet urinaire faible avec des interruptions

-Présence de gouttes retardataires (souillant souvent le pantalon du sujet d’urines)

L’HBP peut se compliquer d’une :

-Rétention aiguë d’urine (impossibilité de vider sa vessie malgré un besoin pressant et douloureux)

-Hématurie (présence de sang dans les urines liée à une rupture de petites varices prostatiques)

-Infection urogénitale

-Insuffisance rénale aiguë obstructive

  • Quelles en sont les causes ?

Pas complètements élucidées, l’HBP est lié à deux facteurs :

Le vieillissement

Certaines hormones (5-alpha-réductase)

  • Que faire ?

S’il est quasiment impossible de l’éviter, on peut néanmoins prévenir l’aggravation et le retentissement de l’HBP par des gestes simples comme réduire la prise de boissons le soir et pratiquer une activité physique régulière

  • Quand consulter?

Si vous avez des troubles urinaires comme ceux énumérer ci-dessus, il est conseillé de voir un médecin.

Prurit (démangeaison)

  Qu’est-ce que c’est ?

La démangeaison est un inconfort avec une sensation de peau qui gratte. Il s’agit du symptôme dermatologique le plus fréquent.

Quelles sont les causes ?

Les causes sont variées et souvent difficiles à trouver. Il peut s’agir :

  • Maladies de la peau : une piqure d’insecte, urticaire, eczéma, dermatite atopique…
  • Réactions allergiques à certains médicaments : antibiotiques, quinine…
  • Maladies dues à des infections : gale, varicelle, …
  • Ictère par blocage de l’évacuation de la bile dans le tube digestif, surtout au cours des maladies du foie.
  • Maladies du sang (hémopathies)
  • Démangeaison en cas de phobie d’insectes ou de parasites
  • Certains cancers : poumons, tête du pancréas…
  • Démangeaison sans cause véritable
    • Grossesse
    • Hémorroïdes
    • Troubles métaboliques : diabète,…
    • Cicatrisation d’une plaie
  • Poussée dentaire chez l’enfant
  • Prise de drogues…
  • Effet de contagion (on se gratte parce qu’on a vu quelqu’un dans notre entourage se gratter)

Comment faire ?

Il est conseillé de ne pas se gratter. Cela ne résout rien (à part vous distraire un peu votre cerveau de la démangeaison) et pourrait entrainer des complications telles que les cicatrices ou une infection.

Il faut consulter chez un médecin ou un dermatologue qui recherchera la cause et décidera ce qu’il faut faire.

Les bonnes habitudes à prendre…

-Choisir des produits lavants doux (sans conservateurs, sans substances moussantes éthoxylées, sans colorants, sans sulfates, sans savon…).

-Sécher la peau en la tamponnant, pas en la frottant.

         Et les mauvaises à oublier

-Rester plus de 5 mn sous la douche ou 15 mn dans un bain, car le calcaire dessèche la peau.

-Utiliser de l’eau trop chaude. Au-delà de 34 °C, l’eau chaude « délipide » l’épiderme.

-Choisir des textiles rêches et susceptibles d’accentuer le grattage : laine, nylon etc…

-Porter des collants synthétiques tous les jours qui altèrent le film hydrolipidique

Pyrosis (brûlures d'estomac)

Qu’est-ce que c’est ?

Les brûlures d’estomac sont des douleurs provoquées lors de la remontée du liquide acide de l’estomac dans l’œsophage. Le liquide provenant de l’estomac est trop acide pour les parois œsophagiennes ce qui est à l’origine des sensations de brûlures et d’irritation accompagnées parfois de remontées de liquide chaud dans la bouche.

Quelles sont les causes ?

Les brûlures d’estomac sont dues à :

  • La prise de certains aliments : alcool, café, thé, cola, boissons gazéifiées, les aliments gras, les épices…
  • Le reflux gastro-œsophagien

En cas de pyrosis,  il faut :

  • Eviter les aliments gras, les aliments acides, les boissons gazéifiées, les épices, le café, le chocolat, la menthe, les boissons alcoolisées…
  • Eviter le tabac et le port de ceinture serrée
  • Ne pas s’allonger tout juste après le repas
  • Eviter de manger à satiété… Manger modérément
  • Eviter la prise d’Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens
  • Eviter le stress
  • Manger à heures régulières, éviter le jeûne

Conseils

Régularité dans la prise des repas
Manger assis en prenant son temps
Supprimer l’alcool, le tabac, les épices (piment, poivre, moutarde,…), les aliments acides (citron, pamplemousse,…), les antiinflammatoires (aspirine, diclofenac, ibuprofène, indo,…), les boissons gazeuses,
Eviter les vêtements trop serrés.

Malgré ces nombreuses restrictions, certains aliments et produits peuvent au contraire vous aider à réduire les brûlures d’estomac. L’eau plate en fait partie. Elle permet d’activer la salivation, ce qui prépare l’estomac à la digestion. Les fruits et les légumes sont à prendre aussi
Si les brulures d’estomac persistent, veuillez consulter un médecin.

En cas de persistance, consulter aussitôt un médecin ou un hépato-gastro-entérologue.

Rectorragie

Qu’est-ce que c’est?

Lorsque le sang émis est rouge, on parle de rectorragie :  elle témoigne de lésions se situant en général dans la partie basse du tube digestif (anus, rectum, colon).

Comment la reconnaître?

Le sang émis est rouge; il peut être mélangé aux selles (d’origine colique ) ou survenir seulement à la fin des selles voire uniquement sur le papier (d’origine anale ou rectale le plus souvent).

Les causes

Elles sont diverses, on a entre autres :

Pour les rectorragies,

  1. Les hémorroïdes(dilatations des veines dans la région anale). Elles sont douloureuses.
  2. Les fissures anales (déchirures de la muqueuse anale). Elles peuvent être secondaires à une constipation.
  3. La rectite (inflammation de la muqueuse rectale) dont les origines sont diverses (infectieuses, parasitaires, abus de suppositoires…).

Quand faut-il consulter?

Systématiquement. . .

Si la présence de sang dans les selles est souvent de cause bénigne, elle peut être signe d’une maladie grave. Il est donc fortement recommandé de voir un médecin dès les premiers saignements afin d’être fixé quant à l’étiologie.

Règles douloureuses (dysménorrhées)

Survenant chaque mois depuis la puberté jusqu’à la ménopause (excepté lors des grossesses ou lors de certaines maladies), les règles sont le signe externe qu’une femme est en mesure de donner la vie. Mais dans la majorité des cas, chez les femmes et surtout les jeunes filles, elles sont redoutées car causes de douleurs d’intensité variée pouvant entraîner une incapacité totale d’exercer quelque activité que ce soit…

C’est quoi une dysménorrhée ?

La dysménorrhée est une douleur qui précède ou accompagne les règles. On parle encore de règles douloureuses. Elles peuvent survenir sans aucune cause (dysménorrhées primaires) ou dues à un trouble organique (dysménorrhées secondaires)

Nous parlerons ici uniquement des dysménorrhées primaires.

Qui est concerné par cette affection ?

Une femme sur trois souffre lors des règles. Avec un âge de prédilection compris entre 20 et 24 ans.

Néanmoins deux constats doivent être pris en compte :

  • Pas de dysménorrhées chez des femmes qui n’ovulent pas.
  • Après la première grossesse, plus de dysménorrhées primaires (que la patiente ait accouché par voie basse ou par césarienne).

Pourquoi les dysménorrhées primaires?

Plusieurs théories tentent d’expliquer ce phénomène :

  • La théorie spasmodique : un retard de l’ouverture du col ce qui entraine des contractions de l’utérus pour expulser les débris menstruels.
  • La théorie ischémique : ici il s’agit d’une insuffisance d’apport de sang à la couche musculaire de l’utérus, avec une ischémie douloureuse lors des contractions utérines physiologiques pendant les règles
  • La théorie congestive : hyper-congestion pelvienne menstruelle
  • Un déséquilibre dans la production locale des prostaglandines (il s’agit de substances synthétisées dans l’utérus et entrainant sa contraction), avec augmentation de la contractilité utérine à l’origine des douleurs.

(Les dysménorrhées secondaires peuvent avoir diverses causes comme l’endométriose, les sténoses du col, les malformations utérines, les séquelles d’infections génitales etc.)

Comment se manifestent les dysménorrhées primaires ?

Elles se manifestent par des douleurs au niveau du bas ventre, mais qui peuvent irradier en arrière vers le bas du dos, en bas vers le vagin ou dans tout l’abdomen. Elles  sont à type de coliques spasmodiques ou au contraire continues et lancinantes.

Elles surviennent soit :

  • 12 à 24h avant les règles et disparaissent quand l’écoulement est franc,
  • avec les premières gouttes maximales le 1er jour et diminuant ensuite.

Les dysménorrhées s’accompagnent souvent de douleurs du dos, de diarrhée,  de nausées ou de vomissements, de maux de têtes, d’asthénie, de nervosité ou de vertiges.

Que faire face à une dysménorrhée primaire ?

Il faut d’abord comprendre qu’il ne s’agit pas d’une maladie et que ce n’est pas  grave.

En général, les règles douloureuses disparaissent après le premier accouchement.

Alors pour la plupart du temps elle ne sera traitée que par des antalgiques, des antispasmodiques et des anti-inflammatoires.

Ex :

  • Paracétamol (Doliprane*, Efferalgan*….) ou paracétamol codéine (Efferalgan codéine*, Algisédal*)
  • Aspirine et ses dérivés
  • Diclofénac (Voltarène*, Diclowal*…)
  • Phloroglucinol (Spasfon*, Météoxane*…)
  • Tiémonium (Viscéralgine*)
  • Etc

NB : Le médicament n’est pas un produit anodin toujours demander l’avis d’un spécialiste et ne pas faire de l’automédication

En cas de persistance, demandez l’avis d’un médecin

Ronflements

Habituellement pas considérés comme problème de santé, les ronflements font objet de dérision et de mésentente conjugale mais ils peuvent aussi masquer une pathologie.

  • Qu’est-ce que c’est?

Le ronflement désigne le bruit respiratoire qu’émet un sujet pendant son sommeil. Pendant le sommeil chez certains sujets, il se produit un rétrécissement des voies respiratoires du fait du relâchement des muscles et muqueuses de la gorge (voile du palais, luette, joues, langue, amygdales) par le sommeil. L’air ne pouvant plus passer librement provoque des vibrations de ces tissus.

Il faut distinguer le ronflement ordinaire du ronflement avec apnée (trouble respiratoire du sommeil caractérisé par des arrêts de la respiration relativement bref)

  • Comment les reconnaître?

Les ronflements ordinaires se manifestent par l’émission de bruits du fond de la gorge pendant que le sujet dort. Ils surviennent généralement à l’inspiration, lors de l’entrée de l’air dans les poumons. Le ronfleur lui-même n’en a souvent pas conscience.

Dans l’apnée du sommeil, le ronflement est plus fort et marqué par des arrêts de la respiration.   Les ronflements peuvent s’accompagner de symptômes comme : de fréquents réveils dans la nuit, des maux de tête le matin au réveil, un sommeil peu reposant avec somnolence ou étourdissement dans la journée,  un mal de gorge, l’hypertension ou encore des irrégularités du rythme cardiaque. L’apnée du sommeil augmente les risques de crise cardiaque et de dépression

  • Quelles en sont les causes?

Certains facteurs peuvent provoquer ou accentuer les ronflements. On a :

Certaines particularités anatomiques (grosseur et largeur de la langue ou du palais mou ; des voies nasales étroites . . .)

L’obésité

Des amygdales trop volumineuses

Une congestion  nasale due au rhume ou à une rhinite allergique

L’alcoolisme et le tabagisme

Le vieillissement (avec les années les tissus se relâchent)

La position couchée sur le dos

  • Que faire?

La prise de certaines précautions permet  de réduire considérablement les ronflements voire de les éliminer. Il s’agit de :

-Dormir sur le coté

-Éviter la consommation d’alcool et de tabac

-Éviter la prise de médicament

– Maintenir un «  poids santé »

-Maintenir le cou allongé pendant le sommeil (en utilisant un oreiller « anti-ronflement »)

  • Quand consulter?

Si vous avez des symptômes d’apnée de sommeil (ronflements forts, réveil la nuit, somnolence et maux de tête le lendemain)

Si votre entourage remarque des épisodes d’arrêts de la respiration durant votre sommeil ronflant

Si vous sentez signes de complications comme l’hypertension

 

Saignement du nez

 

  • Qu’est-ce que c’est ?

Une épistaxis est un écoulement du sang par le nez, de l’extérioration d’une hémorragie par les fosses nasales. Il s’agit d’un symptôme très fréquent et le plus souvent sans gravité. Cependant, certaines situations médicales ou traumatiques peuvent être responsables de graves hémorragies.

 

  • Quelles sont les causes ?

Les origines des épistaxis sont multiples et variées :

  • Epistaxis bénigne essentielle (sans causes apparentes), rencontrée chez les enfants et les adultes
  • Les traumatismes
    • Fracture au niveau des os du nez et de certains os de la face
    • Le grattage des fosses nasales
    • Mauvaise hygiène de mouchage lors des rhinites
    • Prise de drogues par le nez : sniffer
    • Chirurgie nasale récente
    • Lors de la réalisation de certains actes médicaux par le nez (intubation – fibroscopie)
    • Prise de médicaments à usage nasal
  • Les tumeurs bénignes ou malignes des voies nasales
  • Une rhinite infectieuse
  • Les troubles de la coagulation de façon naturelle ou provoquée
  • La maladie de Rendu-Osler
  • La prise d’alcool

 

  • Comment faire ?

Devant une épistaxis, l’attitude à avoir dépend de l’abondance et du contexte dans lesquels surviennent les saignements.

Si l’écoulement est :

  • Sans cause apparente et le plus souvent d’une seule narine,
  • Peu abondante et se fait goutte à goutte
  • Sans aucun signe alarmant associé (absence de tout contexte de traumatisme récent) ou sans atteinte sur l’état général

Dans ces cas, vous pouvez réaliser une compression pour arrêter le saignement. Il s’agit de :

  • Vous moucher très doucement (une seule fois) pour faire sortir les gros caillots de sang
  • Vous asseoir et pencher légèrement la tête vers l’avant en regardant vers le sol et en respirant par la bouche
  • Placer votre pouce et votre index juste sous la partie osseuse du nez puis pincer les narines
  • Maintenir la pression pendant 10 minutes.

La plupart des saignements s’arrêtent selon cette méthode. Néanmoins, il y a d’autres méthodes de compression des narines.

Une fois le saignement arrêté, évitez de :

  • Vous moucher pendant au moins 12 heures. Toussez plus et éternuez par la bouche
  • Vous frotter le nez, tenter de nettoyer les narines ou y insérer le doigt ou un objet
  • Gratter les croûtes nasales formées, humidifiez l’air pour empêcher leurs formations
  • Poursuivre tout traitement anticoagulant et prendre l’avis de votre médecin

Il faut aussi penser à surélever la tête pour dormir pendant quelques jours.

 

Par contre, si le saignement persiste malgré les mesures de compression décrites, il faut consulter rapidement son médecin

 

Vous devez vous rendre immédiatement aux urgences si :

  • L’écoulement de sang est important et se fait par les deux narines et l’arrière de la gorge
  • L’écoulement est associé à une pâleur, pouls rapide, vertiges, baisse de la tension artérielle et faisant craindre un état de choc… ou survient chez des personnes à la santé fragile (terrain d’anémie chronique, personne âgée ou d’une maladie cardiovasculaire)
  • Il y a l’existence d’une hémopathie ou si vous prenez des anticoagulants ou de l’aspirine
  • Il y a un traumatisme grave

Vous pouvez toujours essayer les mesures de compression en attendant de rejoindre les urgences.

Sang dans les selles

La présence de sang dans les selles est un symptôme effrayant qui mérite d’être sérieusement pris en compte.

Qu’est-ce que c’est?

Selon l’aspect du sang émis dans les selles on a deux grands groupes de maladies :

Lorsque le sang émis est rouge, on parle de rectorragie :  elle témoigne de lésions se situant en général dans la partie basse du tube digestif (anus, rectum, colon).

Lorsque le sang est foncé (noirâtre), on parle de méléna . La couleur de celui-ci résulte de sa digestion partielle dans le tube digestif. Ils sont souvent dus à une hémorragie de la partie supérieure du tube digestif.

Comment les reconnaître?

Les rectorragies : le sang émis est rouge ; il peut être mélangé aux selles (d’origine colique ) ou survenir seulement à la fin des selles voire uniquement sur le papier (d’origine anale ou rectale le plus souvent).

Les mélénas : caractérisés par l’émission d’un liquide épais, noirâtre et nauséabond dans les selles. Ils peuvent survenir isolement en cas d’hémorragie digestive peu abondante et non extériorisée par la voie haute ou survenir à la suite d’un vomissement de sang rouge (hématémèse).

Les causes

Elles sont diverses, on a entre autres :

Pour les rectorragies,

  1. Les hémorroïdes(dilatations des veines dans la région anale). Elles sont douloureuses.
  2. Les fissures anales (déchirures de la muqueuse anale). Elles peuvent être secondaires à une constipation.
  3. La rectite (inflammation de la muqueuse rectale) dont les origines sont diverses (infectieuses, parasitaires, abus de suppositoires…).

 

Pour le melena,

  1. L’ulcère gastrique ou duodénal
  2. L’érosion de l’estomac le plus souvent d’origine médicamenteuse (aspirine, anti-inflammatoires. . .)
  3. Les rupturesde varices œsophagiennes (varices œsophagiennes=dilatations des veines de la paroi de l’œsophage) dues à l’hypertension portale dans les cas de cirrhose.
  4. Certains cancers du rectum et du colon

Quand faut-il consulter?

Systématiquement. . .

Si la présence de sang dans les selles est souvent de cause bénigne, elle peut être signe d’une maladie grave. Il est donc fortement recommandé de voir un médecin dès les premiers saignements afin d’être fixé quant à l’étiologie.

Saignement vaginal en dehors des règles

•Qu’est ce que c’est?
Ce sont des pertes de sang en dehors de la période normale de menstruation. Ces saignements peuvent etre abondant ou non. Il s’agit des Métrorragies.
•Comment le reconnaître?
Le cycle menstruel est en moyenne de 28jrs avec une période de saignement de 4jrs. En dehors de cette période menstruelle,tout saignement,quelque soit son abondance est anormal.
•Causes
Les métrorragies peuvent être dues :
.à l’ovulation
.effets secondaires des contraceptifs hormonaux
.les premiers mois de la grossesse ou une grossesse compliquée
.grossesse extra utérine
.déséquilibre hormonal avant la ménopause
.fausse couche
.sécheresse vaginale
.fibromes ou polypes utérins(grosses tumeurs non cancereuses dans l’uterus)
.infection
.cancer de l’utérus et/ou du col de l’utérus
.kystes ovariens
•Que faire?
Parler à votre médecin pour identifier la cause ,elle peut etre banale ou grave.
•Quand consulter?
*à chaque saignement anormal
*si les saignements intermenstruels surviennent tous les mois
*si vous etes enceintes
*si l’hémorragie est importante
*si les saignements s’associent à une douleur, la fatigue, des vertiges ou une fièvre.

Sommeil, trouble du

Qu’est-ce que c’est ?

L’insomnie c’est la difficulté à dormir suffisamment avec une répercussion sur les activités de la vie quotidienne (somnolence, baisse de l’attention, baisse de le concentration, irritabilité, fatigue, perte de mémoire…). A noter que certaines personnes dorment naturellement peu la nuit sans répercussion.

Comment la reconnaître ?

Il peut s’agir d’une difficulté à s’endormir à l’heure du coucher (insomnie initiale), soit lorsque l’on fait des réveils nocturnes fréquents ou prolongés, soit enfin quand on se réveille prématurément le matin avec une incapacité à retrouver le sommeil.

Plus précisément, prendre plus de 30 minutes pour s’endormir, passer plus de 30 minutes éveillé au milieu de la nuit, avec une durée de sommeil inférieure à 6 heures par nuit sont des problèmes d’insomnie. Cependant, ceux qui dorment 6 heures par nuit et se sentent reposés le jour ne souffrent pas d’insomnie.

Quelles en sont les causes ?

Il existe

des facteurs physiques et environnementaux ennemis du sommeil : la luminosité, les bruits, le contenu ainsi que le moment des repas, chambre mal aérée, trop chaude ;

des facteurs psychologiques à 50% : soucis, inquiétudes, stress, dépression ;

des activités favorisant l’hypervigilance (exercices physiques extrêmes avant le coucher, prise de stimulants tels que la caféine, la nicotine, regarder la tv, tablette, jeux en ligne etc.)

une mauvaise habitude de sommeil ;

des difficultés respiratoires, le besoin d’uriner trop fréquent la nuit.

Que faire ?

Voici les 10 commandements des insomniaques !

  1. Maintenez la plus grande régularité possible dans vos heures de sommeil.
  2. Exposez vous le plus possible à la lumière du jour, et dormez dans le noir la nuit
  3. Détendez-vous mais évitez de faire une sieste
  4. Évitez d’utiliser de l’alcool ou des drogues pour vous endormir.
  5. Évitez les activités stimulantes (ménage, travail, courriel, Internet) en pleine nuit.
  6. Résistez à tout prix au désir de regarder l’heure la nuit !
  7. Évitez l’utilisation excessive de substances stimulantes au cours de la journée
  8. Réservez votre chambre à coucher pour le sommeil (et les activités sexuelles). Votre chambre à coucher n’est ni une chambre à manger ni un bureau.
  9. Dormez dans un environnement calme, sombre, tempéré et bien ventilé.
  10. Planifiez un temps de repos et de loisirs tous les jours

Quand consulter ?

Lorsque l’insomnie commence par avoir des répercussions sur vos journées ou qu’elle dure plus de 3 semaines, il faut demander l’aide d’un professionnel de la santé.

Toux

Qu’est ce que c’est?

La toux est un réflexe mécanique de défense et de protection des poumons. Elle expulse les substances irritantes telles que le mucus qui siègent dans les voies respiratoires supérieures.
Comment la reconnaître?
La toux se compose d’une phase inspiratoire faisant entrer l’air dans les poumons,puis d’une phase de compression de l’air à l’intérieur des poumons et enfin d’une expulsion bruyante et sonore d’un courant d’air.
On distingue:

la toux sèche (elle est épuisante et ne ramène aucun mucus)
la toux grasse (elle ramène du mucus)
la toux aiguë ( elle est souvent sèche et est de courte durée)
la toux chronique (dure plus de 3 mois)
Causes
La toux est de causes multiples notamment
*l’asthme
*la présence de corps étrangers
*les fausses routes
*le froid
*la fumée
*la sinusite
*les infections qui entraînent une inflammation des bronches(tuberculose,pneumonie)
*les allergies
* le reflux gastro œsophagien
D’autres pathologies telles que l’insuffisance cardiaque , la condensation pulmonaire,les épanchement gazeux pleural et liquidien de la plèvre)
Que faire?

Il faut respecter la toux car elle est un mécanisme de défense et d’expulsion de corps étrangers du corps.
Il faut traiter le plus rapidement possible en consultant un médecin ou en demandant conseil à votre pharmacien lorsque la toux devient insupportable.
*éviter les endroits poussiéreux
*réduire et/ou éviter l’exposition à la fumée et au tabac
*se protéger du froid
Quand consulter?

Consulter systématiquement si:
* la toux est persistante et fréquente
*si elle s’associe à une fièvre élevée
* si elle ramène un mucus anormal,malodorant ou tâché de sang
*si elle est d’origine asthmatique

Toux grasse

•Qu’est ce que c’est?
Il s’agit d’une toux (mécanisme de défense des voies respiratoires) qui ramène une expectoration. On dit qu’elle est productive.
•Comment la reconnaître?
La toux grasse se déroule en une phase inspiratoire,une phase de compression de l’air et une phase d’expulsion,qui expulse une expectoration glaireuse faite de mucus et d’agents pathogènes
•Causes
Les causes de la toux grasse sont à la fois environnementales ou infectieuses. Il s’agit de la pollution,la fumée,la poussière,le rhume,la bronchite,une allergie,la tuberculose,l’insuffisance cardiaque,où elle peut faire suite à la toux sèche.
•Que faire?
Consulter son médecin ou demander conseil à son pharmacien pour éviter les effets secondaires favorisées par l’auto-médication.
Le tabac est déconseillé.
S’hydrater ,et aérer son entourage,sans oublier de rester loin des zones poussiereuses
Porter la main à la bouche en toussant pour eviter de contaminer l’entourage
•Quand consulter?
Consulter un médecin si
Une gène respiratoire ou une difficulté respiratoire s’installe
La toux évolue depuis plusieurs semaines
Les expectorations sont:
épaisses
jaunâtres
sanguinolentes
malodorantes
purulentes
blanchâtres
Les sécrétions sont plus abondantes
Si la toux s’associe à une fièvre

Toux sèche

• Qu’est ce que c’est?
C’est une réponse réflexe à l’irritation de la muqueuse respiratoire ,qui ne ramène aucun mucus.
• Comment la reconnaître?
La toux sèche est non productive, douloureuse et fatiguante, de timbre aboyant ou en quintes. Elle irritative et souvent de courte durée.
Elle peut être chronique (plus de 3 semaines) ou aiguë.

• Causes
Ce sont essentiellement le refroidissement de l’air,la poussière,certaines allergies,la grippe, l’asthme, le tabagisme,un traitement médicamenteux..
Que faire?
*consulter un médecin ou demander conseil à votre pharmacien
*éviter de fumer et éviter la fumée
*éviter les substances irritantes telles que les parfums et aerosols
*humidifier l’air de votre chambre
Surtout, couvrez votre bouche et votre nez en toussant.
• Quand consulter?
Consulter systématiquement si:
*  la toux sèche persiste et est fréquente
* il s’agit d’un bébé
* elle entraîne des lésions dans les voies aériennes supérieures et expulse du sang
* elle s’associe à une fièvre.

Tremblements

Assez courants, surtout chez des sujets d’un certain âge, les tremblements peuvent s’avérer  incommodants et source d’inquiétudes.

  • Qu’est-ce que c’est ?

On appelle tremblement un mouvement involontaire et rythmé caractérisé par des secousses plus ou moins amples d’une ou de plusieurs parties du corps (membres, tronc, face). Il est dû à une contraction répétée et involontaire des muscles pendant les périodes d’éveil et disparaît en principe pendant le sommeil.

Tous les tremblements ne sont pas d’emblée pathologiques. En effet certains tremblements sont dits « normaux». Il s’agit de mouvements fins et invisibles des doigts présents chez tout individu; mais aussi de tremblements liés à certaines circonstances (froid, stress, peur . . .)

Il existe cependant des tremblements pathologiques pouvant être dus à un dysfonctionnement du système nerveux ou non. On distingue trois grands groupes dans cette catégorie :

-le tremblement de repos

-le tremblement d’attitude

-le tremblement d’action

  • Quelles en sont les causes ?
  1. Le tremblement de repos

Il se manifeste au repos quand le sujet est immobile, assis ou allongée et s’arrête lors de  mouvements volontaires. Il est lent, régulier et concerne le plus souvent les mains (mouvement d’émiettement du pain).

Ce tremblement se rencontre souvent dans la maladie de parkinson dans laquelle il s’accompagne de rigidité des membres (hypertonie) et lenteur dans l’initiation des mouvements (akinésie).

  1. Le tremblement d’attitude

Il est rapide, régulier, rythmée et survient lors du maintien volontaire d’une positon (tendre les bras par exemple)

Il peut être dû à :

Une hypoglycémie

L’anxiété

Une hyperthyroïdie

Un sevrage d’alcool ou de tabac

Certains excitants (café) et médicaments (tricycliques, lithium . . .)

  1. Le tremblement d’action

Il survient lors des mouvements volontaires ; des gestes précis  comme tenir un verre; il est généralement lié à certaines maladies des cellules nerveuses, la prise d’alcool, certains médicaments ( bronchodilatateurs, neuroleptiques, lithium, antidépresseurs)

  • Que faire ?

Si vous souffrez de tremblements vous pouvez déjà :

Supprimer les excitants dont le café

Eviter l’alcool

Eloigner autant que possible de vous les matériels électromagnétiques (réveils, téléphones, wifi)

Eviter les sucres industriels (céréales, bonbons, produits contenant des colorants ou additifs artificiels)

  • Quand faut-il consulter ?

Si vos tremblements persistent et/ou constituent un handicap quotidien (difficultés  à remplir un formulaire, à se servir à table . . .)

Si vos tremblements surviennent après  la prise de médicaments

Si vous avez des tremblements de repos

Ventre gros
  • En dehors de la gêne esthétique qu’elle  inflige, la graisse abdominale augmente les risques de développer certaines pathologies.
    • Qu’est-ce que c’est ?

    Un gros ventre traduit le plus souvent une accumulation de graisse au niveau de l’abdomen. Bien qu’elle présente certains avantages pour l’organisme (source d’énergie, régulation de la température . . .); la graisse surtout celle stockée au niveau de l’abdomen peut-être plus dangereuse pour la santé (elle peut engendrer une altération des vaisseaux; ceux du cœur y compris). Le tour de taille idéal est de 94cm chez l’homme et de 80cm chez la femme. Au-delà de 88cm chez la femme et 104cm chez l’homme les risques cardiovasculaires augmentent considérablement ainsi que ceux du diabète.

    • Comment le reconnaitre ?

    La graisse abdominale se retrouve en générale chez un sujet d’un certain âge (supérieur à 30ans), sédentaire, avec une paroi abdominale peu tonique.

    • Quelles en sont les causes ?

    Un gros ventre peut être dû à :

    -Une mauvaise hygiène alimentaire (alimentation trop riche en graisse)

    -Un manque d’activité physique

    -L’âge

    -Des facteurs hormonaux (ménopause chez la femme)

    -Des prédispositions génétiques à prendre du poids

    • Que faire ?

    Pour une perte de graisse abdominale efficace, il faut jouer sur deux facteurs principaux :

    L’alimentation : elle doit être saine et équilibrée. (Ne pas manger entre les repas, abuser des fruits et légumes, manger le moins gras possible)

    L’activité physique : elle doit être régulière (3 séances d’au moins 30min par semaine sont recommandées)

    • Quand consulter ?

    Il est conseillé de voir régulièrement votre médecin pour des contrôles systématiques afin de s’assurer l’absence de pathologies.

    Vous pouvez également vous adresser à un nutritionniste si vous avez du mal à adopter une bonne hygiène alimentaire.

Vertiges
  • Qu’est-ce que c’est ?

Le vertige est une sensation de mouvement de l’environnement qui se caractérise par des crises isolées ou répétées, parfois d’autres signes. Quand on a un vertige, on a l’impression que les objets environnants (sol, murs,…) bougent ou tournent le plus souvent de façon circulaire ou leur mouvement peut s’apparenter à un balancement ou à une chute dans un trou. Il faut caractériser un vertige selon sa durée (quelques secondes à plusieurs heures) et selon sa fréquence (unique ou répétée).

Le vertige s’accompagne d’autres signes que sont souvent les acouphènes, les maux de tête, perte de l’audition, nausées et vomissements. Plusieurs mouvements peuvent déclencher un vertige : se lever, se coucher, tourner la tête,…

Le vertige doit être séparé des sensations vertigineuses qui se manifestent comme un état de chute imminente lors de la position debout ou lors de la marche et qui se calme quand on prend appui. D’un autre côté, il ne faut pas confondre le vertige et les malaises (hypoglycémie, sensation d’évanouissement, faiblesse momentanée avec sensation de « tête vide »…)

 

  • Quelles sont les causes ?

Les causes de vertiges sont multiples et peuvent être périphériques (dus à une atteinte de l’oreille) ou centrales (dus à une atteinte du cervelet). On distingue donc :

  • Les vertiges positionnels paroxystiques bénins (VPPB) dues à un dépôt d’otolithes dans l’un des canaux semi-circulaires.
  • Une inflammation du nerf vestibulaire
  • La maladie de Ménière ou mal des transports
  • Traumatisme crânien
  • Une infection ORL
  • La prise de médicaments toxiques pour l’oreille
  • Intoxications : plomb, mercure…
  • Tumeur (neurinome de l’acoustique…)
  • Accident vasculaire cérébral touchant le tronc cérébral ou le cervelet
  • La sclérose en plaques
  • Les causes psychogènes
  • Comment faire ?

En cas de vertiges, il faut se rendre aux urgences si la crise de vertiges est associée à :

  • Une impossibilité de se tenir debout
  • Des maux de tête inhabituels
  • Des troubles visuels (le sujet voit double ou ne voit plus du tout)
  • Des mouvements anormaux des yeux
  • Des troubles de la conscience ou à un comportement anormal
  • Une difficulté à parler, se déplacer ou à contrôler ses membres
  • Un contexte de traumatisme crânien récent
  • Un antécédent cardio-vasculaire (Hypertension artérielle, angine de poitrine, trouble du rythme cardiaque, accident vasculaire cérébral

En l’absence de ces symptômes invalidants, vous pouvez planifiez votre consultation chez le médecin en fonction de la gêne occasionnée par le vertige. Mais avant d’aller en consultation, il faut prendre la peine de bien décrire les caractéristiques du vertige pour pouvoir faciliter le diagnostic.

 

Les plantes comme le gingko biloba pourrait favoriser une meilleure revascularisation cérébrale et donc être utile en cas de vertiges si pris en infusion.

Vomissement

LE VOMISSEMENT

 

Qu’est-ce que c’est ?

Le vomissement est le rejet brutal par la bouche du contenu de l’estomac. Il s’agit d’un moyen de protection de l’organisme pour alléger l’estomac ou pour empêcher l’ingestion de substances jugées « potentiellement toxiques » par l’organisme. Il ne faut pas confondre le vomissement avec la régurgitation. Le mécanisme du vomissement est très complexe et implique le système nerveux central précisément au niveau du centre du vomissement.

 

Quelles sont les causes ?

Le vomissement est un symptôme. Les causes sont donc multiples et variées :

  • Les infections
    • Parasitaires
    • Virales
    • Bactériennes
    • Fongiques
  • La grossesse
  • Les crises migraineuses et le syndrome vertigineux
  • Le mal des transports
  • Le syndrome vagal (surtout dans l’infarctus du myocarde)
  • Tumeurs cérébrales, les traumatismes du crâne
  • Affections du tube digestif : ulcère, gastro-entérite, sténose du pylore…
  • Troubles métaboliques : hyperglycémie
  • Intoxication alimentaire
  • Troubles psychiques (anorexie mentale, boulimie…)
  • Effets indésirables de certains médicaments (chimiothérapie+++)
  • Intoxication par une drogue ou une substance non tolérée
  • Irritation de la gorge
  • Exercice physique trop intense ou forte émotion
  • Suites d’une intervention chirurgicale …

 

 

Comment faire ?

Le plus important est de quantifier le vomissement (par sa fréquence et son volume). Il faut aussi le qualifier par son contenu.

Plusieurs techniques existent pour arrêter un vomissement. Ainsi, en cas de vomissement, il faut :

  • Verser de l’eau sur la tête du patient qui vomit
  • Lui donner de la glace à sucer
  • Lui donner de l’eau avec du citron et beaucoup de glace à boire lentement
  • Lui donner du citron à sucer sec

En plus d’arrêter le vomissement, ces techniques permettent de réhydrater le patient.

En cas de vomissements sporadiques, prendre rendez-vous chez le médecin.

En cas de vomissements persistants et/ou de grande abondance, appeler le SAMU ou se rendre aux urgences.

Yeux jaunes
  • Qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé jaunisse dans le langage courant, l’ictère est une  coloration jaune de la peau, de la sclérotique (blanc de l’œil) et des autres muqueuses, due à l’accumulation, dans le sang de bilirubine (pigment dérivé de l’hémoglobine).

Il existe deux types de bilirubine : La bilirubine libre ou « non conjuguée », produite lors de la destruction des globules rouges. Elle est insoluble dans l’eau et ne passe donc pas dans les urines. Elle se transforme dans le foie en bilirubine dite « conjugué », soluble dans l’eau et excrétée dans les urines. On distingue de ce fait deux grands types d’ictères : l’ictère à bilirubine et l’ictère à bilirubine conjuguée. Cependant chez le nouveau-né l’ictère est assez fréquent on parle d’ictère néonatale le plus souvent dû à une immaturité du foie.

  • Comment le reconnaitre ?

Le signe commun à tous les ictères est la coloration jaune de la peau, de la sclérotique (blanc de l’œil), de la face inférieure de la langue . . . Dans l’ictère à bilirubine libre elle est modérée (subictère le plus souvent) et s’accompagne d’une décoloration des urines (urines claires) et d’une pâleur ; les selles sont normalement colorées ou hyper colorées. Dans l’ictère à bilirubine conjugué, elle s’accompagne d’une émission d’urines foncées et de selles décolorées.

L’ictère en peut fonctions de sa cause s’accompagner d’autres signes à savoirs : la fièvre, des douleurs abdominales, une augmentation du volume du foie, des démangeaisons, une fatigue. . .

  • Quelles en sont les causes ?

L’ictère à bilirubine libre peut être du à :

-une anémie hémolytique (destruction excessive des globules rouges)

-un déficit enzymatique héréditaire (syndrome de Gilbert)

L’ictère à bilirubine conjuguée quant à lui peut être dû à :

-Une maladie du foie  (hépatite virale ou toxique, infection bactérienne, cirrhose, cancer, parasitose. . .)

-Un obstacle à l’écoulement de la bile (lithiase de la voie biliaire principale, cancer de la voie biliaire ou de la tête du pancréas…)

  • Quand consulter ?

Dès que vous constatez une coloration jaunâtre des téguments et muqueuses à la lumière du jour  quel que soit son intensité.

Yeux rouges
  •  QU’EST-CE QUE C’EST ?La conjonctive est une atteinte inflammatoire de la conjonctive.En effet la conjonctive est une membrane transparente qui recouvre la face postérieure des paupières (on parle de conjonctive tarsale ou palpébrale) et la face antérieure du globe oculaire (on parle de conjonctive bulbaire).L’inflammation de la conjonctive peut être aiguë  ou chronique.

    Elle peut être liée à une infection, à une allergie ou à une irritation de la conjonctive.

    Elle peut paraître banale vu son contexte endémique/épidémique dans nos régions, mais elle mérite une attention particulière car en l’absence d’hygiène et d’un traitement adéquat, elle peut évoluer vers des complications graves avec un risque de cécité.

    Quelle que soit la cause de la conjonctivite, les signes suivants sont retrouvés (signes communs à toutes les conjonctivites):

    –  rougeur de l’œil (on parle d’hyperhémie conjonctivale),

    –  sensation de corps étranger sur l’œil, de brûlure ou sensation de cuisson,

    sensation de picotement de l’œil

    vision normale : La conjonctivite, en elle-même n’occasionne pas une baisse de l’acuité visuelle sauf en cas de complication.

    Selon la cause, on peut noter également :

    • Des secrétions abondantes purulentes (pus) avec des paupières accolées au réveil. L’infection est souvent unilatérale (atteint un seul œil) au début; tout ceci faisant évoquer une infection bactérienne.
    • Secrétions aqueuses, larmoiement abondant, céphalées (maux de tête) intenses, insomnie, souvent absence de prurit (démangeaisons), faisant généralement évoquer une infection virale.
    • Un larmoiement important, un œdème des paupières et un prurit intense avec un caractère trainant, récidivant ; signes évocateurs d’une conjonctivite d’origine allergique.
    • Des formations spécifiques telles que les papilles et les follicules.

     QUELLES EN SONT LES CAUSES ?

    Comme déjà annoncé dans la première rubrique, on distingue:

    • Les conjonctivites infectieuses (induites par une bactérie, un virus, un parasite ou un champignon)
    • Les conjonctivites allergiques (produits cosmétiques, produits professionnels, médicaments locaux, plumes d’oiseau, poussières, pollen, moisissures….)
    • Les conjonctivites induites par une irritation de l’œil.

                                                                                    

    QUE FAUT-IL FAIRE DEVANT UNE CONJONCTIVITE ?

    Cher lecteur, je n’ai point besoin de vous faire une démonstration sur l’importance de l’œil. Si vous arrivez à nous suivre c’est justement grâce à vos yeux. Il est donc impératif  de ne point mettre, tous azimut, n’importe quel produit sur vos yeux.

    Consulter votre médecin afin de bénéficier d’une prise en charge efficace et efficiente devant tout problème oculaire, y compris, toute rougeur de l’œil.

    Eviter d’instiller à tout bout de champ des collyres/pommades à base de corticoïdes sur vos yeux car en cas d’atteinte d’origine virale, ceci n’aura pour conséquence qu’une aggravation de votre affection.

    Par ailleurs, les conjonctivites d’origine infectieuse peuvent être très contagieuses (Cas d’une des conjonctivites virales communément appelée Apollo), il faut donc éviter tout contact avec les larmes du malade et éviter d’utiliser les mêmes mouchoirs et les mêmes serviettes que ce dernier. Il faut aussi systématiquement se laver les mains après tout contact.

    Et enfin pour finir, pour faire la lumière sur l’une des idées superstitieuses rencontrées sous nos cieux, il faut savoir qu’on ne contracte pas une conjonctivite en regardant dans les yeux d’un malade atteint de conjonctivite ( en fixant…). Si c’était le cas, les ophtalmologues auraient tous une conjonctivite.

    Le respect des règles d’hygiènes suscitées permettra d’éviter une contamination par contact.