Les auteurs de violences basées sur le genre ont aussi besoin d’aide

Par arayaa
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‘’L’ ultime faiblesse de la violence est que c’est une spirale descendante, engendrant la chose même qu’elle cherche à détruire. Au lieu d’affaiblir le mal, elle le multiplie. En utilisant la violence, vous pouvez tuer le menteur, mais vous ne pouvez pas tuer le mensonge, ni rétablir la vérité. En utilisant la violence, vous pouvez assassiner le haineux, mais vous ne pouvez pas tuer la haine. En fait, la violence fait simplement grandir la haine. Et cela continue… Rendre la haine pour la haine multiplie la haine, ajoutant une obscurité plus profonde à une nuit sans étoiles. L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité : seule la lumière peut faire cela. La haine ne peut pas chasser la haine : seul l’amour peut faire cela.’’

S’il est vrai que Martin Luther King ne traitait pas des violences basées sur le genre, il reste vrai que la même recette peut leur être appliquées ; surtout que nous manquons souvent d’inclure de la bonne façon les auteurs de ces actes dans les stratégies de lutte.

Qui sont les auteurs de violences basées sur le genre?

Plusieurs classifications sont proposées. En résumé, dans l’ensemble de la littérature sur les violences conjugales, on note une certaine convergence quant au profil des auteurs de violences conjugales. Il semble que l’on puisse répartir la population d’auteurs de violences conjugales en deux catégories :

  • Une première population, majoritaire, obéissant à un tableau clinique d’immaturité, de dépendance et de défaillance sur le plan narcissique, avec la présence d’un vécu infantile d’évènements traumatiques de séparation et de violences.

  • Une deuxième population présentant un tableau psychopathologique marqué par des structures paranoïaques, mégalomaniaques. On trouvera aussi des personnalités d’états-limites soulignées notamment par Dutton (1996).

Les auteurs sont confondus à la société, provenant de toutes les strates socio-économiques, y compris des acteurs qui sont censés par leur fonction morale (les religieux par exemple sans les discriminer) ou professionnelle (les hommes de la justice et les forces de sécurité par exemple sans les discriminer) lutter contre le phénomène. 

Avant d’aller plus loin, il ne s’agit pas dans ma démarche de justifier ou d’excuser les auteurs, mais bien de leur prêter également une attention autre que celle systématiquement répressive. Il ne s’agit pas non plus de présenter tous les auteurs comme des malades mentaux. Mais quand on sait que les enfants victimes de violences ont tendance à reproduire la violence dans leur vie de couple, il faut donner un intérêt à cette stratégie. Les auteurs de violences domestiques ont souvent aussi besoin d’aide. Leur apporter de l’aide serait utile aussi bien pour la prévention que pour la récidive.

Les enfants victimes de violences ont tendance à reproduire la violence dans leur vie de couple Cliquez pour tweeter

En mettant l’humain dans la gestion de ces violences, il est possible d’atteindre rapidement l’objectif si cher à tous d’un monde sans violences basées sur le genre. Et Houéfa, le service d’assistance virtuel aux victimes de violences basées sur le genre prend en compte ce volet. Si vous ne pouvez pas vous empêcher de lever la main sur votre partenaire, si vous ne pouvez pas vous empêcher de menacer ou d’abuser sexuellement votre partenaire, nous pouvons vous aider à arrêter.  Il suffit d’appeler le standard (+229 96574152) et Houéfa vous connecte avec l’aide qu’il vous faut !

Ruth

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